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Age : 23
Emploi : Pdg de la NanotEra et bras-droit du père de Cédric


PDG NanotEra

Oween Lowestoft - Villageois

MessageSujet: Oween Lowestoft - Villageois Thu 14 Jul 2016 - 19:48





     
Nom
Lowestoft - Adams
Prénom
Oween
Âge
22 ans
Groupe
Villageois
Métier
Pdg de la NanotEra && Bras-droit de Aylen Père
Nationalité
Anglais
Sexualité
Bisexuel
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Kusanagi Izumo de K Project
Goûts
Ce que j’aime ? Diverses choses. C’est derniers temps, mes goûts ont pas mal changé, à cause de mon environnement différent je suppose… J’aime bien le calme, si avant je ne voulais pas être seul, maintenant je préfère clairement cela. Pour me reposer, pour rester  en paix… Cependant, pour me détendre j’ai une autre façon de procéder, la clope. La nicotine est quelque chose de bon au final… Certes par le passé, je n’en raffolais pas, mais avant ma vie, c’était du luxe, maintenant, c’est tout autre chose…  je ne cherche plus à plaire à tout le monde, mais j’aime toujours autant dominer les situations, avoir le dernier mot, recevoir des louanges, jouer avec les gens pour obtenir ce qu’il désire. De ce fait, je déteste qu’on élève la voix sur moi, qu’on me prenne pour un con, qu’on cherche à me dominer ou se jouer de moi. Et dernier petit détail, j'aime avoir mon verre de Whisky.
This is who I am.




My body. Je suis parfait. Voilà ce que je vous dis à présent sur mon physique, je n'ai plus besoin de prendre de petites pincettes pour rester dans votre estime, car maintenant, je n'en ai plus rien à faire. Je me fous totalement de votre avis et c'est pour cela que je peux clamer cela haut et fort. Cette nouvelle assurance se voit d'ailleurs dans ma dégaine, dans ma façon d'être, de me tenir droit, le regard hautain face à beaucoup d'entre vous. Je suis trop sûr de moi et je vous le montre bien au risque de vous sembler écrasant du haut de mon mètre quatre-vingt-deux. Je suis un peu plus grand que la moyenne, sans pour autant être un géant, je sais, il y a plus grand que moi, plus baraqué que moi également, car oui, j'ai une musculature assez bien dessinée sans être trop... Comme on dit, j'ai ce qu'il faut là où il faut. Mais soit, ne nous attardons pas plus sur cela, je pense que j'en ai assez dit pour ma taille et ma carrure, passons donc au reste.

Je suis blond, non, je ne l'ai pas toujours été, quand j'étais petit ça tirait plus vers le roux, mais avec l'âge ça s'est éclairci, me demandez pas pourquoi, j'en sais rien. Puis de toute manière, le blond me va bien mieux que le roux ou une toute autre couleur que je ne veux même pas tester. J'en ai fini avec les perruques et ne songez même pas à une coloration, c'est hors de question. Depuis la mort de mon père, mes cheveux ont d'ailleurs repoussé, retrouvant plus ou moins la même longueur qu'avant. Fini les cheveux court, je ne suis plus obligé de faire ce que mon père désire, je peux les avoir plus longs et non, je ne regrette pas de ne plus correspondre à l'image qu'il veut. Je m'assume ainsi, puis j'ai toujours préféré les cheveux plus longs, c'est un bon anti-stress en quelque sorte... Car oui, j'ai la fâcheuse tendance à ramener mes cheveux en arrière, leur donnant souvent une allure décoiffée, ce qui dans un sens est le cas... Je devrais faire attention à ça pour avoir une apparence un peu plus soignée... Fin... Ce n'est pas comme si, à côté, je n'étais pas souvent en chemise ou en costard cravate. Je m'habille avec de la marque et de la qualité. Je ne suis pas un pouilleux après tout. Puis au niveau du coloris, j'aime bien rester dans les tons noirs pour mes costumes, tandis que mes chemises seront plus vite blanches. Fin, je ne me démarque pas de ce côté-là n'est-ce pas ?

Autre chose maintenant. Mon regard, de couleur clair, il n'a jamais été rouge ou bleu comme je vous ai laissé le croire, c'était dans les deux cas, des lentilles de couleurs... En réalité, ils sont d'une couleur plus étrange, moins commune. Ils sont ocres, tirant en fonction de la luminosité plus vers le clair ou vers le brun quand il fait sombre. Je n'ai jamais compris l'origine de cette couleur, peut-être à cause du mélange des yeux vert de ma mère et des marrons de mon père ? Enfin, dans tous les cas, c'est mieux que d'avoir des yeux vairons n'est-ce pas ? Au moins, ils sont uniformes... Tiens, d'ailleurs, j'ai souvent des lunettes de soleil sur moi maintenant, dans un sens pour me la péter, car je trouve que ça fait classe, mais en même temps car ça reste utile pour éviter les éblouissements causés par le soleil aussi rare soit-il dans notre contré... Peut-être un souvenir de mon séjour aux States au final ?




My heart.  Les choses ont changé… Non, j’ai changé surtout… Le gamin immature et cachant ses vrais sentiments est maintenant parti loin. Il n’existe plus même. A la place, je vais vous dévoiler le vrai moi, celui qui a toujours dormi au fond de moi, celui qui restait caché, tapis dans l’ombre dans le seul but de vous plaire.  Je ne suis donc plus l’ami ou même l’amant que vous avez connu. Je suis et serai cette personne que vous mépriserez sûrement pour cette allure trop confiante, cette aura de supériorité. Je n’ai plus rien à cacher, je n’ai plus à plaire à quiconque, pas même à mon père lui qui est maintenant mort. Tragique perte, mais cela fut également ma délivrance. Je ne suis plus enchaîné, je ne suis plus obligé de répondre aux attentes de quelqu’un d’autre. Je peux juste être moi sans crainte de représailles de ce défunt homme. Je suis maintenant à la tête de ce qui fut sien et je ne compte pas m’arrêter là.

Je suis ambitieux. J’ai des projets pour l’avenir et comme je viens de le dire, je ne compte pas m’arrêter là, je suis quelqu’un d’opportuniste et je me contre fou de blesser des gens parce que ça va à l’encontre de ce qu’ils veulent. Je me joue d’eux et les manipule s’il le faut. Et là vous, vous demandez si j’ai une conscience ? Bien sûr que oui ? Vous croyez quoi ? C’est simplement que je sais ce qui est important ou pas pour moi. Je peux me passer de ce qui n’est pas indispensable, même si je m’attache à certaines futilités, comme les cigarettes ou mon verre de whisky le soir. Pourtant, contrairement à ce que vous pourrez croire, je sais courber l’échine si cela est nécessaire, je sais reconnaître mes torts, si justement j’ai tort, sinon, je chercherais à avoir le dernier mot. Pour cela je suis têtu, mais ce n’est pas de ça que je parlais, je m’égare… Je disais donc que je sais qu’il y a des personnes au-dessus de moi, ou plutôt des personnes qui me sont indispensable, dès lors, avec elles, je suis appréciable, je dirais. Je leur sourie et me montre cordiale, poli et amical, comme jadis, je joue sur le coup la comédie dans certains cas du moins, il m’arrive parfois d’être réellement sincère, bien que souvent, cela soit réservé aux membres de ma prestigieuse famille.

Que dire de plus sur moi ? Il y a tellement de choses que je ne sais plus lesquelles dire… Je suis intelligent, mais cela vous le saviez déjà en vue de mon brillant parcours scolaire, je suis une tête, avec ma mémoire visuelle et auditive, je me souviens de beaucoup de choses, ce qui me donne cet aspect de monsieur je sais tout que j’aime bien montrer. Je suis cultivé et cela on n’y peut rien. Je ne rechigne jamais à lire un nouveau livre, découvrir un nouvel auteur, une nouvelle légende, … Par contre, faut ne pas me parler de musique… Je ne suis pas un fan de cela et depuis l’épisode Tokio Hotel de Terence… Oubliez-moi sur ce point.  Je pense qu’un point encore important à aborder est que je suis un orateur, je joue avec les mots comme on jouerait habilement avec des billes. Je ne suis pas un bagarreur physique, je suis plutôt pour les joutes verbales, ainsi que les remarques sarcastiques, mais si on vient à lever la main sur moi, c’est sûr que je me défendrais, après tout, je ne me considère pas comme un pushing-ball. Ce qu’il faut retenir là, c’est que je ne donnerai jamais le premier coup, sauf si réellement on me met hors de moi et encore, c’est plus vite le mobilier qui va y passer, balancer un vase contre un mur, frapper le bureau ou même le mur, cela ne me dérange pas et si jamais c’est cassé, je peux les racheter. Tandis que payer des indemnités, ça c’est un truc que je ne veux pas, alors je suis prévoyant, évitant un maximum les emmerdes comme toujours, je réfléchis souvent avant d’agir, voir même probablement trop quand ça me concerne personnellement. Pourtant quand il s’agit du boulot, je suis quelqu’un de fonceur, je n’ai pas froid aux yeux une fois que j’ai pris ma décision. Je suis d’ailleurs du genre borné, donc me demander pas de changer d’avis comme une girouette, vous y arriverez pas sauf si vous avez des arguments choc…

Bref, tout cela pour dire que je prends mes responsabilités et que j’assume clairement qui je suis et comment je suis, que cela soit mon côté possessif, jaloux, ou bien celui ou je suis manipulateur et menteur. Dans tous les cas au final, je ne pense qu’à moi… Mais peut-être que je pourrais un peu redevenir celui que j’étais avant… Bien que j’en doute fortement. J’apprécie ne plus avoir de rôle à jouer et de montrer enfin aux yeux de tous qui je suis réellement sans avoir peur des critiques. Ouais, maintenant, j’ai pleinement confiance en moi. Je suis un homme fort comme dirait mon père.




My story.  « Je ne reviendrai plus à Bridges Adams. »

Je regardais ce message que j’avais envoyé en septembre dernier alors que tout partait à nouveau en vrille dans ma vie. C’étaient les derniers mots que j’avais adressé à Cédric avant de disparaître à nouveau de St-Adams. Je ne pouvais plus rester là pour le moment. Il y avait eu trop de choses en si peu de temps, entre mon départ pour la France, ces mois à faire le tour du monde à cause de mon père et son désir de me voir lui succéder…  Puis… Maintenant, il n’était plus là, tout simplement… Et encore une fois, je me retrouvais au point de départ… Tout avait au final commencé ici, dans ce petit village d’Angleterre… Saint-Adams. Un soupire franchit mes lèvres alors que je verrouille mon cellulaire. Je n’ai plus le temps pour ces enfantillages. Ma vie a changé, j’ai changé ces derniers mois encore une fois… M’étais-je encore une fois perdu en route ? Non, cette pensée n’a même plus lieu d’être, je ne suis plus la chose fragile d’avant. Je suis différent, plus fort, plus ambitieux que jamais. Mais reprenons ma vie depuis le début…

Je suis né le 7 janvier 1994 grâce à l’union de Kaitlyn Adams et de Keenan Lowestoft, l’union de deux familles puissantes, riches et renommées dans une grande partie du monde. Je naquis donc avec un avenir déjà tout tracé pour moi. Après tout, je ne pourrai jamais être comme n’importe quel autre enfant, j’étais un riche héritier et un enfant unique. Enfant qui fit rapidement déchanter ces parents face à la  couleur rousse de ses cheveux. Ils n’aimaient pas cette dite couleur, la trouvant impure, inacceptable pour leur enfant… Pourtant, ils ne pouvaient rien y faire… Ou presque… Ils prirent pour cette stupide raison le choix de m’éloigner de notre grande famille. Choix que même encore aujourd’hui, je ne comprends toujours pas… Mais passons ce détail pour l’heure, car viendra réellement le moment où je devrais aborder ce point.

Malgré ce choix farfelu de mon père, car je suis persuadé qu’au final c’est lui qui a fait ce choix, il fut soulagé, car ce roux disparu petit à petit, passant par le blond vénitien pour finir ce blond que je porte encore aujourd’hui… Néanmoins, à cette époque-là, j’étais trop jeune pour me soucier de cette couleur de cheveux, je profitais juste, comme tout enfant de 7-8 ans ou presque… J’étais un enfant gâté, ils répondaient aux moindres de mes caprices, si je voulais, alors j’avais. C’était aussi simple que cela. Mais il n’y avait pas que cela ; je jouais également avec mes camarades d’école, je découvrais petit à petit le monde et le plaisir du jeu. Puis en plus des cours à l’école, j’avais droit à des leçons particulières, je suivais les traces de mon père, j’étais un petit prodige comme lui à mon âge… Mais le plus important je crois, c’est que je prenais goût à la vie comme on dit… Pourtant… Tout a une fin n’est-ce pas ? Tout rire fini par des sanglots, toute joie finie en tristesse… Cela je l’ai compris à mes dépens… Trop rapidement, trop subitement surtout… Mais encore une fois, je vais trop vite dans mon histoire, je dois encore mentionner des choses telles que dévoiler mon désir de l’époque, ce que je désirais le plus…

Simplement être l’enfant que mes parents voulaient que je sois. Je voulais briller pour eux, être l’être parfait qu’ils désiraient, alors j’étudiais, rapidement les jeux disparurent de ma vie pour ne laisser place qu’à l’étude. Je voulais uniquement répondre à leurs désirs et les voir me regarder avec fierté. Je voulais qu’ils, mon père plus que ma mère, comprennent que j’étais digne d’être un Lowestoft comme eux… Puis à côté, je voulais aussi avoir plus de liens avec ma mère, je voulais qu’elle passe du temps avec moi, car n’est-ce pas au final le désir de tout enfant ? Alors, j’ai suivi sa passion, je me suis entiché du théâtre, suivant ses traces sur ce plan, puis c’était également l’un de ses désirs, elle-même une grande passionnée du jeu. Pourtant… Aujourd’hui encore, je me demande si j’étais réellement fan du théâtre ou si je poursuivais juste le fantôme de ma mère essayant de faire de sa passion la mienne, essayant de me convaincre que j’aimais réellement me ridiculiser de la sorte.

Pourtant, je pense que c’est le théâtre qui m’a sauvé à cette époque lointaine… Cette époque où au début de mon adolescence, j’ai appris, malencontreusement que je n’étais fréquenté que pour mon nom. Aux yeux des autres, je n’étais ni un ami, ni un confident… Je n’étais que le fils d’un Lowestoft et d’une Adam. Je n’étais qu’un gamin capricieux et détestable à souhait… Ils ne m’aimaient pas, mais ils jouaient la comédie pour leurs parents également, car être ami avec moi leur permettait d’avoir des faveurs de mes parents… Je les ai maudits sur le moment, probablement même que si j’avais été quelqu’un de violent, je les aurais tabassés, mais je n’ai jamais rien fait de tel, de sorte que je suis resté calme. Aussi étrange que cela puisse être, j’ai commencé à faire comme eux, à jouer la comédie, ne m’attachant pas à eux, les détestant même plus qu’autre chose. Mais je n’ai jamais versé de larmes pour eux, ils n’en valaient pas la peine. Ils ont juste détruit mon enfance, détruit cette innocence que j’avais pour me faire mûrir plus vite, trop vite en vue de l’événement qui a suivi…

Elle est morte… Sans raison… Si soudainement… Je ne reverrai plus jamais ma mère. Un accident de la route… Je ne m’attendais pas à la voir disparaître… Mais c’était fait… J’avais alors 13 ans… Un enfant de cet âge-là ne devrait pas être confronté à la mort… Pourtant je l’ai été, et j’ai pleuré, encore et encore, même le jour de l’enterrement alors que mon père me disait qu’un homme fort ne pleure pas en public. Je n’en étais pas un à l’époque… J’en étais même très loin je dois l’avouer… Mais ce jour-là, sur la tombe de ma mère dans ce même cimetière où il repose aussi aujourd’hui, je m’étais fait cette promesse, celle de de venir fort, de surpasser mon père. Je voulais le battre sur tous les points, lui qui ne versait même pas une larme à l’enterrement de sa femme. Pourtant, c’est également ce jour-là que j’ai appris l’importance de mon nom, le fait d’être un Lowestoft, plutôt qu’un Weaver par exemple…  J’ai appris que pour satisfaire à mon père, je ne devais plus montrer mes sentiments, aussi profonds et sincères soient-ils. J’ai appris que je ne pouvais plus me permettre d’être faible si j’étais encore désireux de suivre ses traces et je l’étais…

Après l’enterrement, je me suis relevé, parce que je n’avais au final pas d’autre choix et j’ai commencé à me façonner diverses personnalités, pour correspondre aux attentes de tous, j’ai commencé à jouer le jeu, à m’adapter à chaque personne pour que tout le monde parle en bien de moi et que je sois qualifié de parfait. Je le fus, cela n’aidant d’ailleurs pas mon narcissisme naissant… Puis mon père commença à reconnaître ma valeur à accepter que je sois son digne héritier.  Cela, il le marqua par notre retour à Saint-Adams. Ou plutôt, ma véritable arrivée dans ce village… Après tout, la première fois que j’étais venu ici, c’était pour l’enterrement de ma mère en 2008… Maintenant nous étions en 2012.

2012… Je soupire… C’est là que tout a commencé, que j’ai commencé à partir en vrille, à faire n’importe quoi… J’avais alors 17 ans et je rencontrais pour la première fois certains de mes cousins… Gabriel, Terence, Roderick, Alois, et j’en passe… Je savais déjà à cette époque que ma famille était grande, mais je ne pensais pas retrouver dans un seul lieu autant de cousin. Cette année-là a été en quelque sorte un calvaire… Entre l’épisode avec Dorian que je ne préfère pas me remémorer, mes altercations avec Nathaniel, l’archivage des dossiers pour le conseil des étudiants… Je peux dire, je crois, qu’à ce moment-là, je n’avais pas vu pire, en dehors du décès de ma mère… Pourtant, ce n’était que des prémices pour ce qui allait arriver… J’oublie de mentionner quelque chose d’important sur cette période-là… Car après tout, n’avais-je pas été nommé Président du club de théâtre ? Moi le nouvel arrivant, j’avais assez rapidement pris de la place au sein de la troupe pour finalement être nommé à ce titre… Titre que je garderai jusqu’à la fin de ma scolarité lycéenne… J’ai ainsi légué ce rôle en mai 2014, si mes souvenirs sont bons, à deux membres que j’estimais prometteurs – Joshua Harper et Daniel Mc Ewans.

Et c’est ensuite que tout commence, que tout prend place… Ma rencontre avec lui… Cédric… Je m’en souviens parfaitement… Il m’avait pris pour une demoiselle à cause de la perruque sur ma tête… Drôle de rencontre… Mais je pense, que le pire, c’est les sentiments que j’ai rapidement éprouvé pour lui… Lui qui n’était rien à côté de moi, il n’avait rien, c’était un gars sans importance, sans prestance… Si banal et pourtant, je le voulais pour moi seul, j’étais possessif à son égard, je me montrais tel que j’étais devant lui, lui en faisant voir de toute les couleurs probablement… Il doit d’ailleurs sûrement me haïr maintenant… Je l’ai abandonné… Deux fois… Dire qu’après la première fois, je lui avais dit que je ne partirais plus… Ce que je regrette tout cela… Je regrette dans un sens nos moments tous les deux… On aurait dû profiter plus l’un de l’autre… J’aurais dû lui faire confiance, ne pas être jaloux de Nathaniel… Au final… La fin de ma scolarité à Bridges-Adams s’est passée avec lui, je voulais être avec lui, dès que possible et pourtant j’ai disparu de sa vie…

La première fois… C’était vers avril-mai, quand pour la première fois j’accompagnais mon père à un meeting, en France… C’était pour un week-end normalement… Sauf qu’on est restés là-bas jusqu’à la fin de mon année scolaire… Il m’a fait passer mon bac en France… Heureusement pour moi que j’étais bilingue dans un sens… Bref, j’ai obtenu mon bac sans soucis malgré le changement soudain… Je gardais à ce moment-là encore plus ou moins contact avec Cédric… Lui cachant le fait que j’avais rencontré son père ce fameux week-end… Cet homme… Il m’avait manipulé, me faisant tomber dans un piège dans lequel je n’étais pas prêt de sortir à ce moment-là… Après l’obtention de mon diplôme, avec mon père, on a continué notre chemin, il me fit rencontrer ses associés de par le monde, en Russie, en Amérique,… Je découvrais de nouveaux pays, états, trop rapidement… J’étais devenu son associé en quelque sorte et il me montrait la voie à suivre, ce que je devrais faire plus tard pour le succéder à la tête de la NanotEra. Je n’avais alors plus de temps pour moi, mon cellulaire oublié dans la chambre, j’étais injoignable pour Cédric et les rares messages que je lui laissais n’étaient pas encourageants pour la suite de notre histoire… J’ignorais quand on allait retourner à St-Adams. J’ignorais même si on allait tout simplement y retourner… Surtout qu’il me présentait aux demoiselles de ces collègues en prétextant que l’une d’entre elles allait devenir ma future femme.

Si seulement il avait su à ce moment-là pour Cédric et moi… Aurait-il réagit de la même façon ? Mais soit… Là n’était plus la question, c’était le passé  et j’ai appris il y a peu qu’on ne faisait rien de bon avec le passé, qu’il faut juste le laisser là où il est et continuer de vivre, d’avancer vers le futur sans rien ressasser.

Puis finalement… En Septembre on était revenus ici, encore une fois… On était rentrés de nuit, croulant sous la fatigue, je n’avais pas pris la peine de prévenir Cédric. Non, en réalité, j’avais peur, car j’avais tellement changé à cette époque-là, les cheveux plus courts, un style déjà plus stricte et la fin de mes lentilles aux couleurs extravagantes. Il ne m’avait d’ailleurs pas reconnu quand on s’était croisés dans le couloir…  On s’en était tous les deux voulus pour ça, moi pour ne pas l’avoir retenu, lui pour ne pas m’avoir reconnu. Mais tout s’était finalement arrangé…On avait parlé, presque franchit le pas tous les deux, puis tout était à nouveau parti en vrille… Il s’en était pris à Alexis par jalousie, je crois… Je n’ai jamais su le fin mot de l’histoire car au final, ma vie a déraillé. Car c’est là qu’il est mort à son tour…

J’ai tout laissé en suspens. Mes études comme mes soucis personnels. J’ai tout abandonné, quittant Bridges-Adams le jour même de sa mort… Je ne m’étais alors plus pointé en cours, parce que je savais que ça ne servirait plus à rien. Parce qu’au final, j’étais destiné à autre chose. Les cours ne me serviraient plus et je devais prendre mes responsabilités, comme je l’avais dit à cet homme, Aylen père, ce soir-là… J’allais prendre la succession de mon père, que je sois totalement prêt ou non. Mais pour cela, je devais attendre encore un peu… Il y avait d’abord son enterrement puis la lecture de son testament… Pendant cette période-là, j’étais resté muré chez lui, chez moi maintenant. Puis tout était passé et je fis ce choix que j’allais longuement redouter… Celui d’aller chez cet homme, Monsieur Aylen, celui-là même qui m’avait au final placé ici… Je devais le revoir, je voulais apprendre de lui, qu’importe le prix de cela. J’étais prêt à tout pour ne pas que l’entreprise, dont j’étais maintenant reconnu comme le propriétaire et PDG tombe, de sa place de leader.  Alors oui, pendant ces derniers mois, j’étais proche de cet homme dont même le fils ignorait le prénom, j’ai appris de lui et je lui en suis redevable.

Je suis revenu ensuite pendant un temps à Saint-Adams entre la mort de mon père et maintenant, j'ai essayé de recoller les morceaux avec Cédric, en vain, parce qu'il y a avait cette histoire de fiançailles sur le tapis, que mon ex prenait au sérieux alors que je ne voulais aucunement me marié à cette américaine... Pourtant, j'ai finis par à nouveau quitté St-Adams, pour retourner à Londres, pour continuer d'apprendre au près du père de Cédric, cherchant à l'éloigner de plus en plus de son fils, parce qu'au final, n'était-ce pas ce qu'il voulait ? Ne plus avoir à faire à son père ? Alors j'ai agis, peut importe ce que cela allait me coûter, mais il y avait bien une chose que je n'ai pas concédé, me marier avec cette riche héritière, je l'ai planté devant l'autel, je ne me suis jamais rendu à mon propre mariage au grand damne de celui qui me considère aujourd'hui comme son bras-droit. Mr. Aylen. C'est d'ailleurs ainsi, que je reviens à Saint-Adams, reprendre ma vie où je l'avais laissé par le passé, quand j'ai mis en place cette machination, pour me mettre entre Cédric et son père, pour apprendre le métier comme il le fallait. La raison de mon retour ? Un besoin de retour au source, mais aussi, parce que j'ai enfin compris comment ma mère est morte et c'est tout sauf un accident... Enfin, maintenant allons-y, je vais tenter de ramasser les pots cassés de cette histoire. L'inconvénient, c'est que ça a prit bien trop de temps...Depuis quand ne suis-je plus revenu ici... Les choses ont dû changés pour lui, comme elles ont changé pour moi.




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