Alois Lowestoft
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Master Musique

Alois Lowestoft - Etudiant étranger

MessageSujet: Alois Lowestoft - Etudiant étranger Tue 9 Jun 2015 - 12:34





     
Nom
Lowestoft
Prénom
Alois
Âge
18 ans
Classe
Master de musique
Groupe
Etudiant étranger
Club
//
Métier
//
Nationalité
Français
Sexualité
Ambi
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Alois Trancy
Goûts
Il aime sentir la pluie sur lui. La neige aussi. Il aime le froid. Il se laisserait mourir de froid dehors plutôt que de devoir se réchauffer. Il n’aime pas trop le soleil. Il n’aime pas sentir cette chaleur sur lui.  
This is who I am.




My body. Je t’ai toujours trouvé incroyablement beau. Pour les autres tu étais banal. Mais pas pour moi. TU mesurais un petit centimètre de plus que moi, exactement 1m 72. Nos corps eux par contre, étaient aussi fins l’un que l’autre. Nous avions le même visage fin, encadré par des mèches blondes, coupées assez courtes pour ta part, presque blanches en été. Nous avions les deux même orbes saphirs juste magnifiques. J’aimais tes sourires joyeux qui réchauffaient mon cœur. J’aimais tout simplement te regarder.

Tu étais la plus belle personne au monde. Ma plus grande passion était de jouer avec le piercing à ton nombril, bien que cela te fasse un peu mal. Mais je devenais affreusement jaloux lorsque les autres regardaient tes lèvres douces comme un nuage et belles comme la rosée du matin.

Les gens ne t’ont jamais dit que lorsque tu marches, tu as l’air de danser. Tu as une démarche aérienne qui te va à ravir, tu virevoltes comme un papillon. Tu ne le sais pas. Tu te penses banal toi aussi. Mais encore une fois je sais que tu ne l’es pas.

Nos parents aiment te charrier sur tes vêtements. Ils disent que tu t’habilles comme un clown. Pourtant tu es juste dans ce style qu’on appelle le victorien. Tu portes souvent un manteau rouge sur un gilet sans manche vert, qui est lui-même posé sur une chemise blanche aux manches larges. Tu ne mets pas forcément le gilet cela dépend du temps. En dessous de la ceinture tu portes un short marron, des bas également marrons ou des portes jarretelles. Ce que je ne comprends pas c’est tes chaussures. Des bottes avec au moins cinq bons centimètres de talons. Remarque maman t’as entraîné dès ton plus jeune âge à marcher avec et elle t’appelait ma poupée.

J’ai remarqué que lorsque tu es contrarié, tu gonfles tes joues et une petite fossette se crée au coin de ta bouche, te rendant encore plus irrésistible que tu ne l’es déjà. En fait, malgré le fait que tu sois devenu aveugle, tu es vraiment parfait.




My heart.  Tu n’as jamais été timide. Du moins pas avec moi. Mais tu n’étais pas non plus extraverti. Je te voyais souvent dans ton monde, comme si plus rien n’existait, et quand je t’en sortais tu m’avouais enfin que tu pensais à la musique. J’ai souvent assisté à tes crises de colères, heureusement peu nombreuses. Mais à chaque fois j’étais là. Tu préfères pourtant garder tes sentiments pour toi, mais des fois tu craques comme tout le monde. Je te vois quasiment toujours enjoué et souriant, aidant les autres juste pour le plaisir de les voir heureux alors que toi personne ne t’aide, ils préfèrent te rendre triste, te voir rougir, t’entendre bafouiller, voir des larmes monter dans tes si beaux yeux, puis te regarder t’enfuir en courant. Peut-être que ta sensibilité est ton plus grand défaut, mais elle est aussi une qualité dans le monde de la musique. Mais comme tu es aveugle, tu as plus de mal à jouer de la guitare. Alors tu t’entraînes chaque jour pour pouvoir un jour me jouer un morceau. Tu adores par dessus tout que je te caresse les cheveux. Nous adorions aussi jouer à des jeux concernant notre synesthésie cognitive. C'était plus rares que nous jouions sur la multimodale.

Maman disait souvent que tu étais très agréable, très doux et très – trop ? – gentil. Et j’étais d’accord. Mais ne te trouvais-je pas trop parfait ? Toi, mon seul frère, mon dieu. Si, sûrement. Tu as toujours été très gentil avec moi comme avec les autres, mais cette gentillesse ne t’a jamais rendu naïf ou soumis. Seulement tu es prudent, tu ne veux pas t’attirer d’ennuis. Maman n'a pas changé d'avis, même lorsque tu m'entendais aussi clairement que si j'étais en face de toi. Elle n'a pas mal prit ce léger cas de schizophrénie. Lorsque je te voyais pleurer, j’allais te chercher, car je te savais capable de courir et de rentrer dans les gens et dans les murs. Car la présence d’une personne que tu aimes à tes côtés te calme plus que lorsque tu es seul.




My story.  Nous étions deux. Deux dans un même ventre. Une cellule divisée en deux parts égales. Une âme, deux êtres. Nous naquîmes un 21 Juin 1997 avec 2 mois d’avance. Nous portions respectivement deux noms : Alois et Nathanaël. Un court un long. Un fort un faible. Tu étais mon petit frère, et tu étais plus fort que moi. J’avais des problèmes cardiaques. Je fus soumis à pleins de tests, et finalement, j’eus un traitement et tout s’arrangea.

                                                                   ___________



J’entends tes pas sur le plancher. Tu t’es levé, en plein milieu de la nuit, comme tu le fais souvent. Tu te promènes dans la maison car tu n’arrives pas à dormir. Je reste là, les yeux grands ouverts. Seul une pointe de cheveux dépasse. La porte racle le sol de ma chambre. Tu entres et refermes. En quelques secondes tu viens te blottir contre mon dos. Je me tourne vers toi. Tes yeux cyan se posent sur le mien.


- Tu n’arrives pas à dormir Alois ?
- Non… j’ai fait un cauchemar…


Comme toujours. Tu fais toujours des cauchemars et tu refuses de me dire ce que c’est. Je soupires.

- Retourne dans ta chambre.


Mais pourquoi le ferais-tu ? Tu sais bien que je n’ai pas d’emprise sur toi. Je ferme les yeux et te prends contre moi. Nous nous endormons, nos corps enlacés très fort.

                                                                 __________


Tu t’affales au sol dans un cri de terreur mêlé à de la douleur. Tes grands yeux bleus me fixent, suppliants. Mais je ne compte pas m’arrêter. Je me mets à califourchon sur ton ventre et mon poing s’abat sur ton visage plusieurs fois de suite tandis que mon genou compresse ton entrejambe. Pourquoi je fais ça hein ? Parce que je suis le plus fort. Nous avons à peine 10 ans et je suis déjà bien méchant avec toi. Tout ce temps où tu es à terre, que je te frappe, tu ne dis rien. Quand ma colère est apaisée, tu retournes dans ta chambre sans un mot.


Je me tourne et me retourne violemment dans mon lit. Impossible de dormir. Je t’entends comme à ton habitude te lever et faire les cent pas dans ta chambre. Tu n’en sors pas. Pas comme avant. Cela fait un mois maintenant que tu ne me parles presque plus. Oh Alois… Je suis en train de te perdre pas vrai ? Je viens te rejoindre. Je ne me prends rien d’autre qu’un regard froid et ça fait mal. Mais pas autant que mes coups je suppose. Je viens te prendre doucement dans mes bras. Pour la première fois de ta vie, quand je t’enlace, tu te débats comme un beau diable. Je prends ton visage entre mes mains et, tout en ancrant mon regard dans le tien, j’appose mes lèvres contre les tiennes. Aussitôt tes épaules se relâchent et tu ne bouges plus. Je me recule. Ma langue vient aussitôt passer sur ma bouche, comme pour essuyer toute trace de toi.

- Excuse-moi. Je ne te taperais plus jamais.
- Ne m’embrasse plus jamais.

Puis tout est redevenu normal entre nous. Je ne t’ai plus frappé. Je ne t’ai plus embrassé. Tu haïssais cela. Mais moi j’aimais goûter à tes lèvres, et c’était de plus en plus dur de me retenir. Je me détestais un peu plus chaque jour, alors que mon amour grandissait. Oui, j’étais amoureux de toi Alois. Amoureux de ma propre moitié. Pathétique non ? Je n’arrivais pas à refouler mes sentiments. Puis finalement nos parents se séparèrent, et nous séparèrent aussi. Ce fut encore plus douloureux d’être loin de toi. De ne pas te voir pendant deux longues années.


Mes yeux sont clos, mon visage pâle, mes mains serrent le drap en dessous de mon corps. Je n’en peux plus. Autant psychologiquement que physiquement. Je me ressasse sans cesse nos jeux en rapport avec notre synesthésie multimodale et cognitive, quand nous écrivions un P, que je voyais orange et toi jaune, et que nous rajoutions une queue à la boucle afin de créer un R violet. Je me lève. Sans un bruit je descends en bas, passe devant mon père qui pianote sur l’ordi dans la cuisine, et enfile mes chaussures.


- Où vas-tu ?
- Je sors.
- Où ?
- Ça ne te regarde pas.
- J’espère seulement que tu ne vas pas voir ton abruti de frère.
- Mon frère et moi, on est pareil.


Et c’est sur ce ton froid que je sors. Nous n’habitons pas loin de chez toi, mais j’ai la plus grande interdiction de venir te voir et une constante surveillance sur le dos. Et pourtant cette fois il n’a rien trouvé à dire. Il n’a juste rien eu à dire. Je suis toi, tu es moi. Ce n’est pas compliqué. Sans toi, je ne vis pas. Il l’a sûrement compris. Mes jambes m’entraînent d’elles même vers toi, j’ai envie de te crier que j’arrive mais on me prendrait pour un fou. Alors je me contente de courir, toujours plus vite, et une fois devant ta porte, je l’ouvre à la volée en hurlant ton prénom. Nos yeux d’azur se croisent. Tu te jettes dans mes bras. Aussitôt je te soulève et te fais tourner rapidement, avant que l’on s’affale tous deux sur la moquette, moi au-dessus de toi. Je dépose pleins de baisers sur tes joues. Mon cœur va exploser. Tu n’as pas énormément changé en deux ans, ton visage est juste un peu moins enfantin et ton corps plus svelte. Je te serre violemment dans mes bras.


Dans ce monde de fous, Alois, tu étais le plus beau, tu étais la personne que j’aimais le plus.



                                                                 ___________


Le soleil tape sur nos visages. Nous sommes allongés l’un contre l’autre, et ta main est posée contre la mienne. Je te sens bouger, tu viens caler ta joue sur mon torse plus musclé.


- Nathanaël..?


Pourquoi tu chuchotes ? Qui peut bien nous entendre ?

- Je t’aime.


Mes paupières se soulèvent. Je suis surpris. Quoi ? J’ai bien entendu ? Toi, tu m’aimes ? Alors que tu ne faisais que me repousser ? Non, j’ai du rêver. Je donne un puissant coup de bassin et tu es de nouveau en dessous de moi. Je mets mon front contre le tien, faisant heurter nos respirations.


- Répète.
- Hé ?
- Redis-le Alois.
- Je t’aime.

Je t’embrasse. Violemment, soudainement hors de moi. Toute ma frustration, ma colère, ma tristesse, tous mes sentiments se font ressentir dans ce simple baiser. Une de tes mains vient se loger contre ma nuque, l’autre sous mon tee shirt que je porte pour ne pas attraper un coup de soleil. Ma peau est déjà bien plus sensible que d’ordinaire. Tu me fais un tel effet…


Nous nous sommes liés charnellement. Pour la première fois. Mais pas pour la dernière. Plusieurs mois s’écoulèrent. C’est pendant les vacances de Noël que tu as commencé à avoir mal à tes yeux. Tu te les frottais sans cesse, tu ne comprenais pas pourquoi quelques fois tu faisais des malaises qui te laissaient fiévreux pendant plusieurs jours puis tu ne m’as plus vu arriver. Tu ne m’as plus vu du tout. Nous qui étions semblables, nous avions maintenant une différence. Je me jurais alors d’être tes yeux pour la vie entière. De ne jamais te quitter. Encore une fois le destin avait décidé de jouer contre nous.




Tout est silencieux. Il n’y a que ma respiration qui le trouble. Ça fait dix minutes que tu es parti me chercher un verre d’eau. Tu n’es toujours pas là. Pourquoi tu n’es pas là ? Ça ne te fait pas te sentir mal d’être loin de moi ? J’entends quelque chose se briser. Cela me fait sursauter. Ton souffle irrégulier me parvient, un bruit de chute aussi.


- Alois…


Ta voix est croassante et suppliante.

- Nath’ ?
- Alois… aide… moi…


Je me mets debout. Hésitant, je me dirige vers la cuisine. Mais y es-tu encore ? En arrivant, je trébuche sur quelque chose et m’affale au sol dans un gémissement de douleur.


- Alois… v…vite…le télé…phone…


Je me remets sur mes pieds, ma main cherche ce qu’il m’a demandé, mais sans succès. Je suis bien trop affolé. Finalement, elle heurte un verre qui vient rejoindre le premier au sol et se brise comme mon cœur à cet instant. Je me sens soudainement vide. Je ne comprends pas pourquoi.


- Je ne le trouve pas Nath' !!


Mais tu ne me réponds pas. Je murmure encore une fois ton prénom, avant de me rendre compte que je ne t’entends même plus respirer. Ma panique retombe d’un coup pour laisser place à une tristesse infinie. Je comprends que ce vide, c’est tout simplement toi qui viens de partir. Je me laisse tomber à tes côtés au milieu du verre afin de te prendre dans mes bras. Je n’ai plus aucune envie de bouger.


Après ta mort, Maman a décidé de m’envoyer dans le pensionnat Bridges Adams, retrouver deux de nos cousins qui m’aideraient – d’après elle – à me changer les idées. Mais qu’est ce que j’allais bien pouvoir faire là-bas ? J’allais me retrouver dans un endroit où tout le monde parle Anglais alors que j’arrive tout juste à faire une phrase dans cette langue, et en plus, étant aveugle, je ne saurais jamais trouver mes salles. Je préférais largement rester scolarisé à la maison. Mais c’était décidé, j’irai là-bas, dans une chambre avec deux autres personnes. Et elle me laissa devant la grille avec ma valise, sans plus s’occuper de moi. Elle dit que ça ira mais, je sais bien que non. Les seuls moment où je suis bien c’est quand tu me parles. Mais je voudrais te revoir une dernière fois, pouvoir te toucher, t’embrasser. Juste une dernière fois.


Je reste planté au milieu du trottoir. Il fait froid, le trafic est moins dense. J’en conclue qu’on est le soir. Une main chaude vient m’attraper le bras, une voix me demande mon nom et mon prénom, et je réponds. Alois Lowestoft, né le 21 Juin 1997. Et il m’emmène.


« Alors on y est. »


Je souris.


«  Oui Nath’. On y est. »


Dans ce monde de fous, Nathanaël, tu étais le plus beau, tu étais la personne que j’aimais le plus.





Credits © JIN - TG
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Alois Lowestoft - Etudiant étranger

MessageSujet: Re: Alois Lowestoft - Etudiant étranger Tue 16 Jun 2015 - 20:09
Hell'O Alois ! La validation de ta fiche ne peut être effectuée car tu ne possède toujours pas d'avatar. Je t'avais envoyé un mp, mais tu ne semble pas l'avoir remarqué, alors je passe sur ta fiche en espérant que tu vois ce message de l'un de tes autres comptes.
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Alois Lowestoft - Etudiant étranger

MessageSujet: Re: Alois Lowestoft - Etudiant étranger Tue 16 Jun 2015 - 20:41
Oh je n'avais pas vu, excusez moi. Je fais ça demain, mon ordi est vieux et lent et il va mourir ce soir si je mets un onglet de plus x) Pardonnez mon retard !
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Alois Lowestoft - Etudiant étranger

MessageSujet: Re: Alois Lowestoft - Etudiant étranger Tue 16 Jun 2015 - 20:59
Aucun soucis, Andreï, merci d'avoir prit le temps de répondre. Tu n'auras qu'à reposter ici une fois l'avatar installé !
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Alois Lowestoft - Etudiant étranger

MessageSujet: Re: Alois Lowestoft - Etudiant étranger Wed 17 Jun 2015 - 8:28
Voilà c'est fait ! Désolée aussi de ces posts avec comptes différents Q_Q
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Alois Lowestoft - Etudiant étranger

MessageSujet: Re: Alois Lowestoft - Etudiant étranger Wed 17 Jun 2015 - 21:32
Aucun problème Alois, l'important est que tu as pu compléter le nécessaire. Je te valide donc de ce pas !!
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