Prince Baako K.Ashantee
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Coiffeur et Serveur

Prince Baako K. Ashantee - Villageois

MessageSujet: Prince Baako K. Ashantee - Villageois Thu 25 Jun 2015 - 21:38





     
Nom
Ashantee
Prénom
Prince Baako Kobena
Âge
26 ans
Classe
/
Groupe
Villageois
Club
/
Métier
Coiffeur & Serveur
Nationalité
Ghanéenne
Sexualité
Ambivalent
Avatar
Kassim~ The Labyrinthe of Magi
Goûts
Il aime les cheveux. On pourrait le prendre pour un fétichiste, et ça y ressemble même si ce n’est pas si prononcé –c’est loin d’être maladif chez lui. Il aime également la musique, et joue parfois de la guitare. Son grand vice, la cigarette, depuis qu’il a tiré sa première clope, il ne sait plus s’arrêter. Niveau nourriture il se languit du fufu et du kenkey et beaucoup d’autres plats de son pays natal, il aime également le chocolat très noir, presque amer, et depuis qu’il est arrivé en Europe sont péché mignon sont les pommes. Sinon, il a une peur bleue des salamandres.
This is who I am.




My body. Tous les hommes sont différents de leurs semblables.<
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«On dit que les africains sont grands, Prince remplis à peu près ce critère. Du haut de son mètre quatre-vingt deux, il ne dépassait pas tous les autres garçons de sa classe au Ghana, mais ici en Angleterre, il n’a pas vraiment à se plaindre. Cependant, être grand ou petit pour lui n’a pas vraiment d’importance, il y a d’autres choses qui ont plus de valeur à ses yeux…les cheveux par exemple, mais nous en parlerons plus tard.
Au vu de son pays natal, vous ne serez pas étonné d’apprendre qu’il a la peau mate. Mais du fait de ses origines, mélangeant ancêtres africains et européens, son teint est plus clair que le pourrait être celui d’un Ghanéen pur souche. Cela lui a causé quelques torts parfois, car même si les occidentaux ont souvent du mal à faire la distinction entre les noirs, eux voient clairement la différence entre eux, et leur critère de beauté est simple, plus la peau est foncée et plus la personne est belle. Prince était donc assez vite recalé. Pourtant son ami à la peau blanche faisait fureur chez les jeunes Ghanéennes, mais c’était parce qu’il représentait le bel anglais venu de contrées lointaines, cela avait un certain prestige. Prince a compris ce fait par lui-même lorsqu’il arriva en Angleterre, passant soudainement dans la case des personnes attirantes du fait de son côté « exotique ». Il se disait que finalement, peu importe notre physique, il y aura forcément un endroit  dans le monde où on nous trouvera attirant pour des choses que l’on considère comme nos défauts.

Pour continuer sur son corps avant d’aborder le visage, nous pourront tout simplement dire que Prince n’est pas gros, n’est pas maigre, est une personne tout à fait normale et même assez bien musclée. Ses heures de travail dans les plantations de cacao durant son enfance ont formé son corps pour le rendre suffisamment robuste et même aujourd’hui alors qu’il n’exerce plus de tâche aussi physique, il garde tout de même une trace de ces années qui ont sculpté sa silhouette. Il ne rechigne d’ailleurs jamais devant un peu de sport. Malgré son air souvent blasé, Prince est quelqu’un qui aime vivre et qui a besoin de bouger.  Il fait énormément de choses dans une journée et apprécie se dépenser autant que se détendre. Rien ne vaut une bonne partie de foot ou de basket de rue entre potes pour se défouler après une dure journée.

Pour revenir sur son visage, à bien y regarder de près, Prince a plus des traits occidentaux. Son nez n’est pas si épaté et ses sourcils sont fins. Seule sa lèvre inférieure plus large et ses grands yeux plus marqués sont une preuve de ses origines africaines. Ses prunelles d’un brun tirant vers le pourpre dans l’ombre ont des reflets fortement prononcés dorés lorsqu’il est au soleil. Il porte parfois des lunettes pour voir de près, et les met très souvent dans son salon de coiffure mais évite au Pub le soir ou pour les grands travaux manuels.

Niveau accessoires, les bijoux sont assez importants pour Prince qui en a toujours porté. À ses oreilles se trouvent de larges anneaux, parfois remplacés par un petit écarteur noir en fonction de ses envies, mais ses anneaux, rouges, ont une valeur sentimentale. Sinon il lui arrive souvent d’avoir autour de ses poignets des bracelets en or ou tressés de couleur, ou de perles, tous venant de son pays natal. Souvenirs de sa petite sœur la plupart du temps et auxquels il tient beaucoup. Bien entendu, il porte également des colliers avec de nombreux pendentifs, souvent longs par-dessus de larges t-shirts.

Prince a un style street. Malgré le fait qu’il portait souvent le Boubou chez lui ou même à l’extérieur de la ville, comme quand il allait dans les plantations de cacao, Prince s’habillait comme un européen, ne serait-ce que pour aller à l’école. Il aime les habits assez larges, décontractés, qui le font se sentir à l’aise, tout en gardant un style assez léché malgré tout. Il ne se sépare que rarement d’un gilet, minimum, ne s’habituant que difficilement aux basses températures. Bien qu’il tente de rester dans des tons assez classiques, Prince aime les couleurs, vives, et n’hésite pas à en porter parfois, même s’il dénote par rapport au style des autres anglais. Le soir en revanche, il porte le costume, chemise blanche, cravate noire et veston pour son boulot. Ce style très distingué lui va à merveille. Dans ses habits de jour, il lui arrive de porter des bonnets ou casquettes par-dessus sa chevelure.

En parlant de sa chevelure. Vous vous demandez sans doute pourquoi j’ai laissé ce sujet tout à la fin alors qu’il aurait été préférable de l’aborder au début ? Tout simplement pour vous faire comprendre l’importance que cela a dans l’esprit de Prince. Les cheveux. Voilà une grande histoire d’amour chez lui. Et s’il aime s’occuper des cheveux des autres, il prend également grand soin des siens. Depuis qu’il a 13 ans, il a commencé à laisser pousser ses mèches brunes foncées et les tresser de manière à créer le début de ses dreadlocks. C’est une chose qui demande beaucoup d’entretiens et dont il doit constamment s’occuper pour brocher chaque fois que ça pousse. On pourrait presque assimiler cela à du trico pour cheveux.

Comme tous les cheveux africains, ils ont la particularité de garder très vite la forme qu’on leur impose, aussi lorsqu’il n’avait pas encore ses locks, il devait dormir avec un foulard ou le lendemain matin il pouvait avoir de mauvaises surprises en découvrant que ses cheveux gardaient la forme qu’ils avaient eu durant son sommeil, quoi qu’il fasse. Aujourd’hui il est très fier de la longueur de ses dreads qu’il attache souvent en un demi-chignon derrière son crâne, laissant retomber le reste sur ses épaules et dans son dos. C’était une tradition chez les Akans que les hommes portent des dreadlocks et c’est pour montrer fièrement l’honneur de ses origines qu’il l’a fait. Shampoings, huile d’argan, beurre de karité et autres petites astuces cosmétiques son indispensables pour les garder dans un état parfait, telle que la plus indispensable, l’application d’un peu de Castor Oil, ou huile de ricin. À ce niveau, Prince est irréprochable.




My heart.  La couleur de la peau n’a jamais influencée celle de l’âme.

À première vue, Prince a un visage très fermé et ne semble pas forcément sympathique. Il a toujours ce regard blasé, l’air parfois presque énervé avec ses sourcils qui se froncent facilement même naturellement. Depuis qu’il est arrivé en Angleterre, il est devenu un peu plus introverti. Face à ce pays froid aux mentalités différentes, il s’est senti perdu, ne comprenant pas toujours l’humour des anglais, leurs expressions et leurs habitudes. Alors pour se protéger en quelque sorte, il s’est enfermé dans une petite coquille. Pourtant lorsque l’on rentre dans son cercle d’amis, il se révèle être quelqu’un de très joyeux et attachant, aimant rire et s’amuser tout simplement. Quand il sourit, ses dents blanches illuminent les cœurs et l’ambiance en devient automatiquement apaisante et chaleureuse. C’est un ami formidable, fidèle et très agréable. Mais il est de plus en plus difficile de passer cette barrière. Aujourd’hui il parle plutôt d’une voix monotone, remballe les gens quand ils disent des bêtises ou ne se montrent pas suffisamment clair, reste silencieux face à un humour douteux.

Dans son travail il est pragmatique, il le fait bien, gère tout d’une main d’expert et sait se débrouiller seul. C’est une personne très mature et au vu de son âge, il vaudrait mieux. Même s’il ne vous accueille pas avec un sourire tiré jusqu’aux oreilles et qu’il semble un peu froid il n’est pas pour autant désagréable. Il dit juste ce qu’il faut. Parle tranquillement pour occuper la personne comme il est souvent de coutume dans un salon de coiffure, mais ne le fait que si le client le désire. Sinon il est très doué pour travailler tout en gardant le silence. Il n’est pas quelqu’un de gênant, il force rarement quelqu’un à supporter sa présence si la personne ne veut pas, il ne cherche jamais à encombrer quelqu’un inutilement. Pourtant il est loin d’être timide. S’il veut faire quelque chose il le fera. S’il veut dire quelque chose il le dira. Le seul moment où il pourrait se révéler un peu hésitant serait dans une relation amoureuse, sans doute, ce n’est qu’une supposition car il n’en a encore jamais vécu une « vraie » pour ainsi dire. Et ceux qui pensent qu’un noir ne peut rougir, regardez donc ses pommettes lorsqu’il a le loisir de toucher une chevelure douce comme de la soie et parfaitement entretenue…vous m’en direz des nouvelles.

S’il s’énerve ? Rarement non. Même s’il pourra avoir l’air parfois un peu furibond il ne se laissera jamais emporter dans une rage folle à taper sur le premier qui bouge…du moins, il peut frapper pour calmer, mais ce ne sera pas particulièrement violent ou gratuit. S’il le fait c’est qu’il y a une bonne raison, sinon ça ne lui viendrait même pas à l’esprit.

En revanche, il est le premier à venir défendre le plus faible. Sa compassion n’a de limite. Laisser quelqu’un dans le besoin, ça ne lui ressemble pas. Même si cela peut être gênant, embarrassant, même si c’est compliqué, il sera toujours prêt à faire des sacrifices dans l’unique but d’aider. Sa présence en Angleterre en est la preuve même.

Avoir des problèmes ? Prince est un être humain, qui en plus n’a pas toujours eu une vie facile, alors bien entendu qu’il a parfois des soucis. Mais aller se plaindre, ce n’est pas non plus son hobby. Si jamais il est blessé ou vexé par le comportement de quelqu’un, il va simplement s’éloigner, l’ignorer si c’est de là que vient le malentendu, et si cela gêne la personne concernée et qu’elle lui demande quel est son problème, il le lui expliquera sans détour. Prince est une personne honnête et par conséquent, assez directe. Il ne va pas cacher ce qui est inutile à cacher et créera des complications. Même s’il y a des choses parfois difficiles à avouer et qu’il vaut mieux passer au silence –comme ses soirées qu’il ne décrira jamais en détail à sa grand-mère, ça paraît évident- il dit le plus souvent les choses comme elles sont. Après, il sait faire la différence entre les vérités qui font plus mal lorsqu’elles sont révélées que celles qui font mal lorsqu’elles sont cachées. Naïf, il a du mal à concevoir que les autres peuvent mentir par pure méchanceté, alors que dans son pays natal ce n’est pas une pratique courante. Mais surtout il n’arrive pas à distinguer quand on lui ment. Il le reconnaîtrait chez ses compatriotes, mais pas chez les anglais, ils ont une manière différente de mentir. Alors, comme il ne sait jamais quand on lui dit la vérité, Prince a tendance à accorder un peu trop facilement sa confiance n’ayant pas idée de la méchanceté d’autrui ou a contrario, a l’impression qu’on se moque toujours de lui et reste dans le doute. Mais même dans le doute, il préfère avoir cru en quelqu’un que le contraire.

De religion chrétienne, anglicane grâce à l’église située dans sa ville natale, Prince n’est pas non plus un grand pratiquant, même si par son éducation il est croyant. Pourtant il est souvent allé à la messe ne serait-ce que pour accompagner sa grand-mère. Il croit en Dieu, en la vie après la mort, mais pense qu’un homme ne se juge pas par le nombre de fois qu’il est allé prier, mais le nombre de bonnes actions qu’il a fait dans une vie. Il sait pertinemment qu’il ne fait pas toujours des choses très catholiques, mais en contrepartie de ces écarts, il mène une vie qu’il veut exemplaire dans sa simplicité et dans l’aide qu’il apporte aux autres. En clair, il ne se considère pas comme quelqu’un de mauvais, mais comme quelqu’un qui sait assumer ses vices et prendre les devants pour se corriger lui-même.

Il est quelqu’un de humble, et de raisonnable malgré tout. Il n’ira jamais dépenser inutilement pour des choses dont il n’a pas besoin.  Il a appris de ses dernières cuites et se restreint aujourd’hui, mis à part pour la cigarette, car ça ne s’arrête pas aussi facilement que l’alcool. Si jamais il replonge, ce n’est pas par envie, mais par faiblesse. Mais ça reste quelque chose de relativement rare.

Prince n’est pas vraiment quelqu’un de curieux, il vit simplement, au jour le jour, prenant la vie comme elle vient. À la Carpe Diem. Les choses compliquées, ce n’est pas pour lui, il aime quand c’est simple et non tordu. Venir à l’essentiel c’est le mieux pour lui, aussi pourra-t-il être vite fatigué par tous ceux qui extrapolent, qui racontent des récits impossibles, font de simples détails des choses d’importance capitale, tous ceux qui en font des tonnes. Les artifices ils ne sont bons que lorsqu’ils sont dosés, mais Prince malgré son métier est plutôt le genre de personne qui cherche à faire ressortir la beauté naturelle des personnes, sans chercher à camoufler quoi que ce soit par quelque chose de faux. Il prend d’ailleurs la coiffure comme un moyen de s’exprimer à travers son apparence, de réussir à faire communiquer aux autres une image de soi intérieure, à l’extérieur.

Comme vous pouvez le voir, Prince est vraiment un fanatique de cheveux. C’est sa passion, c’en est indiscutable. Il peut passer des heures à s’occuper de vos petites têtes sans en ressentir la moindre fatigue, car il aime ça et ne peut s’en passer. Qu’on lui enlève cela et on se retrouverait avec un homme qui ne serait que la moitié de lui-même. Il s’exprime à travers son « art » et c’est d’ailleurs là-dedans que l’on peut découvrir à quel point son esprit est en réalité unique et fantaisiste.  Attention en revanche il se peut qu’il vous juge du premier regard par rapport à votre coiffure et l’état de vos cheveux. Il vous est bien sûr toujours possible de vous rattraper par votre personnalité, mais gare à vous, la punition risque d’être sévère face à un mauvais entretient…




My story.  Nous sommes maître de notre vie tant que nous assumons les choix que nous faisons.

Prince Baako Kobena Ashantee.


Mon nom de famille est un dérivé d’Ashanti, le nom de la population appartenant au groupe des Akans et qui résidait dans l’Afrique de l’Ouest, plus particulièrement au Ghana. Ce sont mes ancêtres.  Ma grand-mère encore faisait partie de cette ethnie alors que l’occupation Anglaise avait amené avec elle ses colons, dont mon grand-père, anglais d’origine. Tous deux se marièrent sur la terre de Ghana et eurent un enfant alors que la Côte de l’Or, ainsi renommée par les anglais, gagnait son indépendance en 1957. Ma grand-mère déclina la proposition de mon grand-père qui voulait retourner dans son pays natal alors qu’un nouveau gouvernement se mettait en place en ce pays d’Afrique, celle-ci ne voulant pas partir alors qu’elle avait un bébé à charge. Ils attendirent donc que l’enfant soit grand. Mais alors que mon père atteignait sa quatorzième année, il refusa de repartir avec mes grands-parents, préférant rester dans les frontières de la République de Ghana qui l’avait vu naître. Il alla donc habiter chez sa tante le temps qu’il se fasse suffisamment d’argent pour se payer son propre chez-lui. Mon père travailla très tôt dans les mines d’or de la région d’Ashanti où notre famille vivait, qui étaient fortement exploitées. Il rencontra ma mère plus tard alors qu’il approchait de la trentaine et qu’elle avait à peine dix-neuf ans. N’y voyaient pas là un mariage forcé, mes parents s’aimaient et je naquis alors que mon père avait trente-deux ans et ma mère vingt-et-un. On me nomma Baako car je fus leur premier fils, et Kobena car je naquis un mardi, telle était la tradition des descendants des Ashantis. On conte qu’un garçon né un mardi est sous le signe de la chance. On m’attribua également un nom européen, Prince, qui aujourd’hui est le plus utilisé dans mes papiers d’identités. Ma sœur elle, qui vint au monde bien plus tard avec près de douze ans d’écart,  porta le nom d’Adjoa, car née un Lundi, ainsi que Ruth.

Nous vivions aux abords de Kumasi, la deuxième plus grande ville du Ghana. Ma sœur et moi allions à l’école anglaise car depuis toujours, nos parents pensaient que notre avenir se poursuivrait sans aucun doute par des études en Angleterre, où ma grand-mère vivait toujours. Ma mère, tisseuse de kente et mon père, mineur, subvenaient aux besoins de la famille, mais l’école anglaise ainsi que les futures études à l’étranger coûtent cher, alors, dès que j’eus l’âge pour, je partis travailler dans les plantations de cacao lors de la saison des récoltes,  après mes cours. Je ne le fis pas seul, mon ami de toujours m’accompagna dans cette tâche. Il était né de deux parents anglais qui étaient venus s’installer dans ce pays pour des raisons qui m’échappaient, moi qui pensait que l’Angleterre était un endroit prometteur d’avenir. Ils avaient quitté l’île pour ce nouveau continent alors que l’enfant n’avait que cinq ans, et Elijah m’assurait qu’il ne gardait que quelques vagues bribes de souvenirs de ce pays. Nous allions ensemble à l’école et nous étions très proches, quasi inséparables. Les heures de travail autant sur les bancs de l’école que sous les cacaotiers auraient été si différentes et nettement moins plaisantes sans lui…

Je ne raconterai pas toute mon enfance, mais je pourrais dire qu’elle a été malgré tout assez heureuse, en compagnie de mon ami et de ma petite sœur, formant un trio très soudé et joyeux de vivre.
J’obtins mon diplôme à 19 ans, prêt à faire des études supérieures. Mais j’avais déjà une idée de ce que je voulais faire de ma vie.

Aussi longtemps que je me souvienne, je me suis toujours occupé de tresser les cheveux de ma mère et de ma petite sœur. J’adorais faire cela. Elles avaient de si beaux cheveux, si agréables au toucher que m’en occuper dès le petit matin me mettait de bonne humeur pour le reste de la journée. J’aimais les rendre belles ainsi et voir leur visage radieux lorsqu’elles découvraient le résultat. Garçon, je prenais cela pour un jeu amusant, mais plus je grandis, et plus je me rendis compte à quel point j’aimais véritablement cela. De ma mère et ma sœur, je me mis à m’occuper des cheveux des autres membres de ma famille, de mes voisines, de quelques filles de ma classe et au fur et à mesure, mes coiffures rencontrèrent du succès et le comble était que cela me ravissait. Pour les fêtes, beaucoup venaient me voir afin que je tresse leurs cheveux, et de plus en plus les coiffures devinrent élaborées au point que je m’occupais même des mariées. J’étais heureux.
J’avais trouvé ma vocation.

Après le lycée, je cherchais donc à me faire embaucher dans un salon de coiffure à Kumasi. Une jeune coiffeuse accepta de me prendre sous son aile et je travaillais presque deux ans dans son petit établissement. Mais bientôt, nous apprîmes le décès de mon grand-père en Angleterre. Ma grand-mère se retrouvait donc seule pour faire son deuil, seule pour vivre, elle qui n’avait pas de travail. Ma décision fut vite prise. Je décidais d’aller en Angleterre pour m’occuper d’elle. J’avais réuni assez d’argent pour me payer le voyage, et ma sœur était encore trop petite pour aller faire ses études là-bas et l’aider en quoi que ce soit, tandis que mes parents eux devaient s’occuper d’elle. Il me fut dur de les quitter, eux autant qu’Elijah. Nous qui étions inséparables, il nous fallait pourtant nous séparer… Il m’offrit des boucles d’oreilles semblables aux siennes pour que je « n’oublie pas le fabuleux ami que j’ai ici » et je lui laissais un collier tressé de mes mains pour me pardonner de l’abandonner ainsi. À vingt-deux ans je quittais donc Ghana pour je ne sais toujours combien de temps.

Arrivé en Angleterre, je m’installais chez ma grand-mère et postulais dans des salons à Londres, là où elle résidait. Je l’aidais déjà financièrement avec le peu de moyen que j’avais ramené de mes économies faites durant ma jeunesse en travaillant dans les plantations de cacaotiers et lorsque j’exerçais dans le cabinet de coiffure à Kusami. J’eus assez rapidement un emploi malgré tout et profitais pour parfaire mes études dans le domaine de la coiffure, tant que des écoles étaient à ma portée. Au bout d’un an, j’eus rapidement un nouveau diplôme qui me permettait de prétendre à mon propre salon. Mais dans la même année, l’état de santé de ma grand-mère se dégrada et il fallut la mettre dans une maison de retraite. Cela coutait horriblement cher mais nous n’avions pas le choix. Je cherchais désespérément un endroit où ouvrir  un salon que je gérerai moi-même et c’est ainsi que j’entendis parler de St Adams. On m’y proposait un local dans mes moyens dans une ville qui semblait assez fréquentée. Un rêve inespéré. Je déménageais donc, et m’installais là-bas, œuvrant de tous mes efforts pour ouvrir ma boutique. Cela fait maintenant trois ans que je suis là, et je pense pouvoir dire que c’est une réussite. J’ai suffisamment de clients pour rembourser le prix du local, et de tout ce qui a attrait à ma petite entreprise, tout en me faisant un peu d’argent pour vivre.  J’habite dans un petit appartement assez miteux mais cela ne me dérange pas, je me contente de peu. En revanche, pour ce qui est de l’aide à ma grand-mère, je me suis mis à travailler le soir dans un Pub pour parvenir à joindre le deux bouts. Et lorsque cela ne suffit pas, je propose mes services pour des petits travaux, les jours où je suis en congé. Jusqu’à présent j’ai beaucoup aidé dans le bâtiment, pour refaire les peintures entre autres.
Tous les mois, en plus de ces dépenses, je mets un peu d’argent de côté pour un futur hypothétique voyage de retour vers Ghana. Ma famille me manque, mes amis, je veux les revoir, mais je ne sais pas quand je le pourrais. Alors je patiente et je m’y prépare en espérant silencieusement. Ruth a dû grandir…et Elijah changer.

Moi aussi j’ai changé. Ce voyage dans cette contré m’a ouvert les yeux sur certaines choses. Mais il n’a pas non plus été en tout point bénéfique.

En Afrique, les personnes qui fument sont la plupart du temps considérés comme des personnes peu fréquentables. Mais ici, ce n’est pas la même mentalité qui règne. Il y a beaucoup plus de fumeurs et de toute catégorie. C’en paraissait parfois si normal de fumer, que je finis par ne pas mettre longtemps avant de tomber dans le tabagisme. En plus de cela je commençais à me mêler aux fêtes, le soir, pour oublier mes soucis dans une ambiance festive. Bien entendu nous avions de l’alcool à Ghana, de la bière principalement, mais je n’en ai jamais abusé. Le mal du pays a dû avoir raison de moi, et un soir je finis par aller trop loin. J’étais dans une soirée et je ne me rappelle plus vraiment de la quantité de verres que j’avais enchaînés, mais au vu du nombre de ceux-ci qui se trouvaient sur la table devant moi, dans mes souvenirs, c’était sans aucun doute beaucoup trop. Sans compter le fait que je n’avais pas fumé des choses très licites. Il y eu un pari idiot, un jeu du qui osera, et j’ai plongé la tête la première dedans. J’ai embrassé le jeune homme qui se trouvait à côté de moi et qui devait être dans le même état que j’étais. Un pari débile, oui. Je ne me souviens plus tellement de cette galoche que nous nous étions échangé, bien qu’elle ait été mémorable de ce qu’on conté les personnes qui nous ont vus et encouragés. Son haleine qui puait l’alcool aurait dû me dégouter. Mais le lendemain matin malgré ma gueule de bois et mes souvenirs flous, j’eus la stupéfaction de me rendre compte que la seule chose sont je me souvenais vraiment, c’était que je n’avais pas détesté. Cette question m’a travaillé longuement. C’était étrange. Je ne savais quoi penser de cela, si ce que j’avais ressentis était dû à un déraillement de mon esprit embrumé par l’alcool et la drogue, ou une réalité que je cachais au fond de moi et qui commençait à s’éveiller ?

Je ne voyais qu’une seule chose à faire. Forcer la réponse à venir. Je me mis donc à fréquenter des bars gays, le soir. Et puis on m’accosta. Et j’allais bien plus loin que la première fois.
Le verdict tomba rapidement. Cela me plaisait, et non parce que j’avais quelques milligrammes d’alcool dans le sang.

Pourtant, cette révélation ne changea pas grand-chose quant à mon avenir lointain. Vivre avec un homme ? C’était impensable. Je savais qu’un jour je finirais par épouser une femme et avoir un enfant, ou deux, ou plus si elle le désirait. C’était un destin normal, celui vers lequel je m’étais toujours décidé de tendre. Par respect pour ma mère, mon père, ma grand-mère, il est normal qu’ils me voient fonder ma propre famille. La seule chose qui m’inquiétait réellement était de revoir Elijah en me sachant désormais attiré par les hommes. En réalité, j’ai peur de me rendre compte que la personne que j’ai toujours considérée comme un frère de cœur…aurait soudain une importance bien différente dans mon esprit. J’ai peur de le voir autrement. J’ai peur que notre relation change, parce que j’ai changé. Si tout pouvait être toujours pareil, ce serait tellement plus simple.

Aujourd’hui, je me suis calmé au niveau des soirées, je n’abuse plus autant qu’au début, après mon arrivée en Angleterre. Le mal du pays a dû passer, même si parfois quand j’y repense, il m’arrive d’être faible. Mais pour l’instant je suis jeune, mes erreurs seront oubliées demain, je m’accorde le droit de profiter encore un peu de ma vie et de faire ce que j’ai envie de faire avant de me construire un avenir visant une vie de couple et plus tard des enfants. De toute manière je garde l’espoir de fonder ma famille au Ghana et non en Angleterre. Notre existence est trop courte pour penser aux problèmes il faut juste vivre l’instant. Comme tout jeune adulte célibataire j’ai eu quelques aventures, je continue de m’amuser un peu en soirée. Mais je reste quelqu’un de responsable et de travailleur, et au final je ne prends que rarement du repos. Ma famille reste le plus important à mes yeux et mes rares écarts n’ont aucune influence sur le reste de ma vie. Car d’autres comptent sur moi et moi je serais toujours là pour leur tendre la main.
»




Credits © JIN - TG


Prince parle en Anglais (cc6600) & en Twi (FFE800)

mep3 se me sa azonto daa | https://youtu.be/GTUIlOudlHI

Un peu de Twi ne fait pas de mal : https://youtu.be/-LUGkFMnQ-shttps://youtu.be/s0btvW865ZE(rappelons les origines )
:yaaay:
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Prince Baako K. Ashantee - Villageois

MessageSujet: Re: Prince Baako K. Ashantee - Villageois Fri 26 Jun 2015 - 4:57
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Félicitations !! Tu fais maintenant partie des nôtres ! :excited:
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ouvrent à toi et de ce fait, tu pourras commencer à remplir les diverses demandes et autres qui pourront t'
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