Jackson High
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Master Médecine

Jackson High - Sportif

MessageSujet: Jackson High - Sportif Tue 22 Aug 2017 - 17:24

Nom
High
Prénom
Jackson
Âge
23 ans 
(13/10/93)
Classe
Master en Médecine
Groupe
Sportifs
Club
Natation Un esprit sain dans un corps sain, qu’ils disaient. Bon, c’est aussi parce qu’il mange comme quatre et qu’il faut bien éliminer. & Cuisine Bah tiens, qu’est-ce que je disais ? Quand on aime la bouffe comme lui, faut pas s’étonner de le trouver là-bas. Pas sûr qu’il soit le plus utile au club par contre… Sauf pour finir les assiettes peut-être ?
Métier
Infirmier scolaire, à temps partiel.
Nationalité
Anglaise
Sexualité
Homosexuel – Ambi Pourquoi choisir ? C’est deux fois plus de plaisir !
Avatar
Ooikawa Tooru – Haikyuu !
Goûts
Mh, en termes d’alimentation, monsieur aime faire le difficile pour vous faire rager, quand bien même il ne l’est pas du tout. Pour lui, tout ce qui n’a pas une tronche bizarre, c’est comestible ! Il doit toutefois avouer avec un gros faible pour les pâtisseries et autres biscuits.

Sinon, c’est un grand ami des bêtes ! Dès qu’il croise un animal à l’extérieur, il peut passer des heures avec, comme un grand enfant. Il se laisse attendrir et regrette d’ailleurs de ne pas pouvoir un animal à lui pour l’instant… Du coup, il colle les humains quand il est en manque ! Bah quoi ? On s’occupe comme on peut, hein…

Sa couleur favorite est le turquoise clair. Pourquoi ? Parce qu’il aime donner une réponse atypique à cette question. Et que ça le fait marrer quand les gens se battent pour dire quelle teinte est turquoise selon eux ou non. Personne n’imagine cette couleur de la même façon, c’est ça qui est drôle.

Grand fan de musiques en tous genre, il admire les personnes du cursus musical et musicologie ainsi que les clubs affiliés. Il n’aurait pas le temps de s’investir vraiment dans la musique comme ce fut le cas avant, mais il lui arrive encore de temps à autres de prendre son violon sous le bras et d’aller jouer dans un lieu désert. Il est assez gêné de jouer devant autrui. Disons que c’est son petit jardin secret ?
 

Me, myself & I.


Poupée de cire ...


Soulagement.

Oh, comme tu aimes cet instant de pure jouissance sous la douche après ton footing matinal. Ça réchauffe le corps et le cœur, détend les muscles. C’est sécurisant, rassurant, comme un cocon… Du plaisir à l’état brut. Malheureusement, tu ne peux pas passer ta vie sous le jet d’eau. Puis, entre nous, on sait tous les deux que tu t’ennuierais bien trop vite. Alors une fois fin propre, tu ne tardes pas trop à sortir de ta cabine, t’essuyant sommairement avant d’attacher une serviette autour de ta taille. A cette heure, il n’y a encore personne ou presque… Enfin, si. Aujourd’hui, il y a quelqu’un. Tu n’es pas seul à squatter la salle de bain commune de ton étage. Y’a aussi Riley, ton ami d’enfance, qui comate dans un coin, allongé sur un banc après que tu l’aies fait suer comme jamais. Tiens ? Ne se serait-il pas endormi, ce fourbe ? Un sourire mutin vient prendre place sur tes lèvres fines alors que tu te penches au-dessus de lui, laissant quelques gouttes d’eau perler de ta chevelure châtain vers son visage assoupi. En moins d’une seconde, le voilà qui sursaute et grogne tout son saoul. Tu as à peine le temps d’esquiver le coup de poing qu’il voulait te mettre en représailles en reculant de quelques pas.

« Rah ! Putain, Jackson ! Tu fais chier ! »
« Ahah ! Mais non, enfin. Je te réveille en douceur pour que tu n’arrives pas en retard. Rien à voir. »

Tes doigts fins viennent recueillir un baiser que tu lui envoies avant de tirer la langue malicieusement. Un éclat de rire se fait entendre. Un rire enfantin, cristallin. Tu en as un peu honte d’ailleurs. Il dénote un peu avec ton attitude, étant presque timide tant il est doux. C’est attendrissant. Toujours est-il que maintenant que tu t’es bien amusé et que ton ami se traîne vers les douches, tu fais volte-face vers les lavabos, scrutant ton reflet dans la glace. Avec la chaleur et ton amusement, tes joues sont légèrement rougies. Normal, ta peau est extrêmement sensible... Aux changements de température, à tes émotions mais surtout au toucher même. Une peau dénuée d’imperfections, bien loin de l’adolescent boutonné que tu étais à l’époque du collège. Légèrement halée en raison des entraînements de ton club de natation, elle demeure dénuée de fioritures. Ni tatouages, ni piercings. L’idée t’a déjà traversé l’esprit, mais tu n’es pas convaincu que cela t’aille, donc tu n’as pas encore sauté le pas. Un jour peut-être. Un piercing à la langue peut-être ? Ou un anneau à l’un de tes lobes d’oreilles, pourquoi pas ? Tant que ça n’est pas trop flagrant et que ça ne te pose pas de souci pour être embauché plus tard, tu te laisserais bien tenter.

Pour tout dire, tu es fier de ce que tu es devenu physiquement. Un grand jeune homme d’1m84, subtilement musclé par le Basketball auquel tu as joué depuis l’enfance en club. Tu as décidé de changer pour la Natation en arrivant à St Adams. Car Elle était nageuse. Parce que tu voulais découvrir son univers, te l’approprier. Pour qu’elle soit encore un peu là malgré tout. Et tu ne regrettes pas, ta musculature n’en a pas dépéri, s’affinant peut-être un peu plus. D’ailleurs, à cause de ton attrait pour le sport, tu n’es pas bien gros sans pour autant être squelettique. Certainement parce que tu manges comme quatre. Eh oui, l’air de rien, tu as besoin d’énergie vu à quel point tu te dépenses tous les jours ! D’autant plus avec des études aussi prenantes que celles de Médecine.

Ton visage ovale est doté d’un menton anguleux et d’un long nez légèrement retroussé. D’ailleurs, il parait que ton faciès est très expressif. Tu es parfaitement incapable de cacher la moindre émotion sur ton visage… C’est vrai, sauf que tu peux en feinter, aussi. Bon courage à ceux qui tenteraient de voir la différence. Tu possèdes des pommettes saillantes et de « bonnes joues » comme disait ta grand-mère, celle-là même qui passait son temps à te les pincer affectueusement. Au-dessus de celles-ci, de grands yeux en amande couleur noisette. Des yeux loin d’être parfaits, à ton grand regret. Tu dois porter des lunettes pour lire. De petites lunettes noires, toutes simples. Tu fais tellement sérieux quand tu les portes que tu as du mal à te reconnaître toi-même parfois. A mesure que tu sèches tes cheveux et leur donne cet effet coiffé-décoiffé que tu affectionnes tant à l’aide d’un peu de gel, tu constates que tu ne laisses jamais tomber la moindre mèche devant tes yeux. Par réflexe, puisque tu ne supportes pas ça, mais aussi parce que tu les aimes bien tes yeux dans le fond. Elle ne les avait pas de la même couleur… Alors tu les supportes. C’est l’une des rares choses que tu n’as pas de mal à contempler dans le miroir en fait.

Tu soupires, l’air soudainement mélancolique en allant enfiler une tenue sobre. Aujourd’hui, un simple t-shirt noir à manches longues et col en V au-dessus d’un pantalon crème. Tu enfiles tes baskets noires. Tu ne portes que très rarement des chaussures de ville. Les baskets sont plus confortables, plus pratiques, et surtout, très utiles vu comme tu cours en tous sens. Tu ne portes aucun bijou : ce n’est pas conseillé dans ton métier… Quoique, c’est un peu faux. Il y en a un qui ne te quitte que lorsque tu prends ta douche ou que tu dors, histoire de ne pas le perdre. Cette alliance, sagement attachée autour de ton cou par un lacet de cuir noir. Tu attrapes ton sac à dos en jeans dans lequel tes carnets de notes, ta trousse, ta blouse soigneusement pliée et quelques gourmandises sont toujours fourrées avant de venir pincer le nez de ton ami qui sort à peine de sa propre douche.

« Allez, grouille-toi ! Sinon je mange ta part à la cafét’ ! »

Un sourire amusé aux lèvres, tu agites sa carte bancaire sous son nez. Tu viens juste de lui subtiliser pour pouvoir observer ses traits s’étirer sous la surprise et la rage. C’est tellement drôle ! A peine as-tu le temps d’entendre le début de ses jérémiades que tu files loin de son champ de vision. Tu es comme ça, une vraie tornade. Ce sourire cache si bien le voile de tristesse qui est passé devant tes yeux.

Être hyperactif te permet de ne pas trop y penser…



Le bal masqué.


Au jour d’aujourd’hui, Riley et bien d’autres de tes connaissances te décriraient en deux mots : emmerdeur professionnel ! Ouais, si ce métier existait, il aurait certainement été créé rien que pour toi. Tu es ce genre de type qui s’impose à autrui et qui prend un malin plaisir à le faire chier. Sérieusement. Tu adores taquiner gentiment, ou bien encore piquer là où ça fait mal, chercher la petite bête. Tu es cette tique dont on n’arrive pas à se débarrasser malgré tous les efforts possibles et imaginables. Quand tu as quelqu’un dans ta ligne de mire, tu ne le lâches pas. Pour faire simple : tu es exubérant. Le regard des autres ? On dirait que tu t’en fous royalement. Tu peux te ridiculiser que ça t’est bien égal, tu réussis généralement à tourner la situation à ton avantage ou alors en dérision. Tant que tu arrives à être le centre d’attention de quelqu’un, t’es heureux comme un poisson dans l’eau ! Certains te disent « Attachiant », car tu gardes ce petit côté candide et joyeux qui fait que l’on a parfois du mal à t’en vouloir sur le long terme. Bien que tu restes un gros lourd.

Au fond, tu ne fais pas ça méchamment. Tu as juste cruellement besoin d’attention, quand bien même tu fais passer ça pour un trop plein d’assurance. Tu ne supportes pas la solitude, t’as besoin de te sentir en contact avec quelqu’un. Si tu n’es pas entouré, si on ne te regarde pas malgré tous tes efforts, t’harcèles les gens par téléphone. Eh oui, quand on est un chieur professionnel, on l’est jusqu’au bout !

Puis, tu es ce mec insupportable, celui qu’on déteste parce qu’il réussit partout ou presque. La vérité, c’est que tu n’es pas si parfait. Faut pas se leurrer : tu bosses énormément pour ça. Sauf que tu ne le diras pas. C’est tellement mieux de faire rager les autres en prétendant qu’on est une sorte de petit génie de naissance ! Autant l’admettre, t’as un petit côté hautain depuis que tu as pris conscience que tu as des capacités et que tu sais t’en servir.  

Evidemment, tout cela ne plait pas des masses, donc il t’arrive de te retrouver au cœur de bagarres. Tu sais bien te défendre, mais il n’est pas rare que tu reviennes un peu amoché. Normal quand on prend plaisir à emmerder les autres, vous me direz ! M’enfin, tant qu’ils évitent de toucher à ton visage, ça va. L’air de rien, c’est peu ton gagne-pain pour l’avenir. Qui imaginerait que derrière ce sourire angélique se cache un petit diable près à tout pour vous pousser dans vos retranchements ?

Hyperactif, tu as toujours besoin de t’occuper l’esprit et donc surtout les mains. Pour cette raison, tu sollicites tes connaissances pour des sorties, tu cumules les activités extra-scolaires et les petits boulots. Une vraie pile électrique ! Parfois, on a du mal à te suivre !

Ça, c’est la surface.
Ce que tu es devenu depuis qu’Elle est partie.

Ce que personne ou presque ne sait, c’est que ce n’est qu’un masque que tu t’es forgé avec acharnement. Tu n’es pas insolent par plaisir, pas tout à fait. La vérité, c’est que tu ne veux tout bonnement plus être invisible. Tu veux te faire remarquer à tout prix. Qu’on sache que t’es là, que t’existes. Tu ne te caches plus. Tu as décidé de te montrer tel que tu es, mais comme ce n’est parfois pas assez… Tu te montres chiant. Parce qu’au moins comme ça, tu sens le regard des autres sur toi.

Tu fais tout pour le cacher, mais il arrive qu’on la voit, tu sais ? Cette mélancolie dont tu débordes, Jackson. Tu vis avec elle, t’apprends à composer avec, surtout. Son absence te mine. Si tu cherches à ce point à te montrer aux yeux du monde, c’est parce que tu ne pourras plus le faire auprès de la seule personne qui comptait vraiment, hein ? Tu souffres, mais tu n’en parles jamais. Quand le sujet est abordé, tu finis par l’esquiver. Depuis qu’Elle est partie, tu t’es endurci. Dans tous les sens du terme. Tu fuis tes problèmes dans le travail et ton hyperactivité. Tu sais, tu ne pourras pas toujours faire comme ça. Un jour, tu craqueras…

Il y a qu’à voir tes crises d’insomnies d’ailleurs, quand bien même tu continues de les nier. T’occuper de l’Infirmerie de temps à autres la nuit ou après les cours t’aide à t’occuper l’esprit, à être toujours alerte… Parce que t’as des terreurs nocturnes. Pas souvent, mais ça t’arrive. Alors tu ne dors pas beaucoup. Il t’arrive de t’endormir en cours d’ailleurs. Heureusement que Riley prend les notes pour toi dans ces moments-là d’ailleurs.

Bon, on va être honnête, t’as pas que des défauts non plus.

T’en as pas forcément l’air mais derrière cette taquinerie excessive, tu es très empathique, soucieux d’autrui. Tu as le cœur sur la main. En particulier envers tes patients et tes proches. Tu aimes les gens, tu aimes ton travail, même s’il n’est pas tout rose. Que les gens t’apprécient ou pas t’importe peu, tant qu’ils savent que tu es là, parmi eux. C’est pour ça que tu t’attaches facilement, un peu trop peut-être. Néanmoins, t’attacher ne signifie pas forcément que tu vas te confier, non. T’as érigé des barrières entre toi et le monde. Des barrières que peu arrivent à passer pour te tirer les vers du nez et accéder à ton cœur. T’as peur de le confier, hein ? Ton corps, tu t’en fous : dès lors que tu prends du plaisir et que t’en offres, t’es satisfait. Par contre, ton cœur… C’est une autre chanson. T’as peur en fait, c’est vrai. Parce que tu sais que tu t’attaches trop, trop facilement. Et que tu ne veux pas souffrir comme Elle a souffert en amour. Vous vous ressemblez énormément, alors tu sens que si tu sautes le pas… Si tu admets que tu as des sentiments pour quelqu’un, tu te sentiras plus fragile que jamais. Il ébranlera ce que tu es. Et tu ne le veux pas, pas alors que tu as monté petit à petit ce château de cartes que représente ta personnalité exubérante. Tu n’es pas prêt, tu n’es pas sûr de l’être un jour… Il vaut mieux que tu te contentes d’amitiés fusionnelles. Ça, tu sais gérer. Et tu n’aimes pas quand tu n’arrives pas à gérer ou prévoir quelque chose. Ça t’angoisse.  

Donc oui, tu es capable d’avoir des amis, des vrais. Ça t’arrive. Et ils le disent tous : t’es tactile, beaucoup trop. Tu prends tes aises par le contact physique, certainement mis en confiance par le métier que tu souhaites exercer. T’es câlin aussi, une vraie peluche ! Tu aimes les caresses et les bisous là où d’autres comme Riley en ont horreur. C’est pour ça que c’est drôle de réitérer l’action avec ce genre de personnes !

En bref, t’es un mec chiant qui aime la vie et toutes les petites merveilles qu’elle peut offrir. Un peu trop mièvre et fleur bleue sur les bords. Tu t’émerveilles d’un rien, te laisse séduire par les petites choses et les emploie toi-même pour les mêmes raisons.

M’enfin, ça fait partie de ton charme aussi.
Non ?




Les vieux dossiers...


« Allez, Riley ! Bouge-toi !  Sinon je filerais sans toi ! »

Un nouveau rire se fait entendre alors que tu distances Riley pour ce footing matinal auquel tu l’as trainé malgré lui. Tu cours. Il le faut. Plus vite, toujours plus vite. Pour revigorer ton corps, pour fatiguer ton esprit. Et alors que tu cours, constatant que ton ami a du mal à suivre, tu ralentis un peu pour arriver à son niveau. Tu ne cours pas assez vite pour empêcher ton esprit de se souvenir…

Riley et toi, vous vous connaissez depuis toujours. Là où il est fils de médecins, toi, tu es fils d’avocats. De richissimes avocats qui ont même réussi à fonder un cabinet très réputé à Londres d’ailleurs. C’était ce que tu étais destiné à devenir à la base d’ailleurs, avocat. Ou plutôt, ce que Vous étiez destinés à devenir, Elle et toi. Un sourire mélancolique s’empare de tes lèvres alors que le visage de ta sœur se dessine dans ton esprit. Laura, ta jumelle. Elle était ton tout. Vous étiez inséparables, fusionnels, unis comme les deux doigts de la main. Elle était ton soleil, ton modèle. Tu l’aimais… Oh, tu l’aimais tellement. Quand elle était à tes côtés, tu rayonnais de bonheur. Elle n’avait qu’un mot à dire, qu’un sourire à esquisser pour illuminer ton monde. Tel était son pouvoir.

Et Dieu sait qu’il te paraissait assez sombre ton monde, d’ailleurs. Oh, tu ne faisais pas de bêtises, bien au contraire ! T’étais sage à l’époque, trop sage. Trop effacé en fait. On en oubliait même ta présence par moments. Tu vivais dans l’ombre de tes parents, tu évoluais tel un bon mouton qui ne sortait jamais du lot. Gamin timide, bien que d’une gentillesse infinie, tu étais discret en comparaison à ta soeur.

J’vais te le dire franchement, Jackson… J’avais mal pour toi, pendant toutes ces années. Notre enfance. Notre adolescence. T’étais là sans être là. T’osais pas. T’osais rien. Tu me confiais tes rêves, tes idéaux. Mais t’as jamais rien fait pour les réaliser. Pour toi, ça devait rester des rêves, car le chemin de ta vie était déjà tout tracé. C’était pas grave de se soumettre à l’avis de tes parents pour toi : t’étais bon à l’école, bon en sport. T’aurais pas de difficultés à faire leur fierté.

Maintenant, tu peux l’admettre : si tu t’effaçais à ce point, c’est parce qu’Elle prenait trop de place. Le problème, c’est que tu veillais trop sur ta soeur. Tu la couvais, la félicitait à la moindre chose qu’elle osait faire. Tu l’aidais, tu voulais qu’elle réussisse là où tu étais sûr d’échouer si tu tentais ta chance. Elle, elle en avait la détermination. Elle en avait les aptitudes.

En fait, j’pense que d’une certaine façon, et aussi malsain que ça puisse paraître… Tu la laissais vivre pour vous deux. Tu vivais à travers elle. Quand elle n’était pas là, t’étais un peu une coquille vide. Un chaton trop jeune, perdu sans sa mère pour le guider. Et le pire, c’est que ça te convenait. Tu t’en foutais de tout, tant qu’elle était heureuse. J’ai essayé de te raisonner pendant des années.

Elle aussi. Oh oui, ta sœur n’avait pas sa langue dans sa poche. Il vous arrivait régulièrement d’avoir des divergences d’opinion. Mais ça ne durait jamais. Tu t’écrasais tout le temps de toute façon. Alors c’était plus des remontrances, des sermons. Elle voulait que tu oses, que tu sortes de cette cage d’argent dans laquelle tu t’enfermais tout seul…

Elle l’a toujours voulu…
Jusqu’au jour de vos 17 ans.

Un frisson te parcourt l’échine alors que tu déglutis… Et sans t’en rendre compte, tu cours plus vite. Tu accélères sévèrement la marche. Vite. Encore plus vite… Il faut que tu te fatigues, que tu perdes haleine… Il ne faut pas que tu te rappelles…

Pourtant, c’est plus fort que toi. Laura t’avait donné rendez-vous dans le café où vous aimiez traîner à deux. Juste tous les deux. Vous aviez des moments privilégiés. Vous aviez pris la même commande que d’ordinaire. Chocolat chaud et tarte au citron meringuée pour toi. Café et brownie pour elle.  Une ambiance douce et chaleureuse régnait. Vous parliez de tout et de rien en vous échangeant vos cadeaux. C’était souvent ça vos anniversaires ces dernières années : vous vous réserviez cette journée juste pour vous deux, car vos parents n’avaient pas le temps, avant de fêter dignement cela quelques jours plus tard avec vos amis respectifs.

Du coin de l’œil, tu ne pouvais t’empêcher de regarder l’annulaire de sa main gauche et l’alliance qui en ornait son doigt finement manucuré. Celle que tu lui avais offerte l’année passée, et dont elle ne se séparait jamais. Tu n’avais toujours pas compris pourquoi elle avait insisté pour la porter à cette place symbolique pour les époux. Elle te disait que c’était pour qu’on la laisse tranquille, qu’elle ne soit pas courtisée à outrance là où elle voulait juste faire ce qui l’entendait. Elle en avait marre des déceptions amoureuses, et tu la comprenais, quand bien même toi, tu n’avais jamais vraiment sauté le pas avec qui que ce soit. Tu avais mis toutes tes économies de l’époque ou presque pour lui faire ce cadeau, car quand tu aimes, tu ne comptes pas. Un anneau d’argent surplombé d’un minuscule saphir, et agrémenté d’une fleur de Lys en or blanc dont la tige s’entrelaçait tout le long du bijou. Tu savais qu’elle lui plairait. Sa fleur préférée, le saphir en référence à la couleur de ses yeux. Cette bague avait été faite pour elle, tu en étais persuadé et tu ne t’étais pas trompé. Elle en prenait grand soin. Ça te faisait plaisir qu’elle la chérisse à ce point. Ainsi, y’avait physiquement toujours un petit bout de toi avec elle. Aussi, qu’importe ce qu’elle ferait, tu serais toujours auprès d’elle.

Toujours…

Jusqu’à ce qu’elle t’annonce fièrement qu’elle avait fini par faire plier vos parents et les convaincre de la laisser tenter une carrière de nageuse professionnelle. Elle avait été repérée il y a quelques mois mais vos parents n’étaient pas d’accord. Elle s’était battue bec et ongles pour les faire changer d’avis, et comme d’habitude elle avait réussi. Tu étais ravi pour elle, oh oui. Ses rêves se réalisaient !... Mais au fond de toi, tu sentais une petite pointe de jalousie émerger de ton cœur. Tu l’enviais. Elle qui osait tout là où toi, tu échouerais avant même de tenter… Elle avait de la chance.

Sans que tu ne saches vraiment comment, la conversation a dégénéré. Elle s’est emportée. Pour la première fois de ta vie, ta sœur t’engueulait. Elle criait. Elle frappait du poing sur la table, s’en foutant de déranger les autres clients. Toi, tu étais muet, essayant de lui faire comprendre qu’elle devait baisser d’un ton. Ça ne servait à rien.

« Pourquoi tu fais ça, hein ?! Pourquoi tu te caches constamment derrière moi ?! Je ne suis pas toi, Jackson ! Je suis juste moi ! Pourquoi tu restes dans ton coin ?! Pourquoi tu n’oses pas donner un sens à ces rêves dont tu me parles tout le temps ?! Pourquoi tu t’écrases toujours sous tout le monde ?! Moi, les parents… On est que des humains ! On va pas te manger ! T’as le droit d’exprimer ton opinion ! T’as le droit de dire « Non » ! Tu vois bien qu’ils peuvent changer d’avis quand on sait les convaincre ! Alors pourquoi… Pourquoi tu te laisses bouffer comme ça ?... »

Tu avais déglutis et baissé la tête, ton regard noisette se perdant dans la contemplation de ton chocolat chaud. Tu n’avais rien rétorqué. Qu’est-ce que tu pouvais répondre de toute façon ? Elle avait raison : vous étiez différents. Tu te murais dans le pessimisme, continuant de croire que même si tu tentais, tu échouerais… Tu n’as relevé les yeux qu’en entendant un sanglot tuer le silence. Elle s’était même mise à pleurer. A chaudes larmes. Sa voix tremblait d’émotion.

« J’ai mal de te voir comme ça, tu sais… Et je sais que toi aussi, t’as mal. Tu crèves de mal. On sait tous les deux que t’es pas aussi timide ni introverti que tu le montres aux autres, alors pourquoi ? Pourquoi tu t’oublies ? On dirait que tu veux disparaître… Je t’aime, Jackson. Je t’aime tellement. Je veux ton bonheur. Je veux juste que tu vives, bordel. Pour toi, pour personne d’autre. Lève-toi, avance. Te retourne pas. Jamais. Faut que tu fasses ça, Jackson… Sinon je… Je… »

Elle hésita un moment avant d’attraper son sac à main et te contourner, prenant juste le temps de planter son regard bleu nuit dans le tien avant de conclure sa phase.

« Sinon, je ne te pardonnerais jamais. »

Et telle une furie, tu l’as regardée s’enfuir du café à toutes jambes. T’as à peine eu le temps de déposer un billet sur votre table pour la suivre. Elle était déjà loin. Très loin devant toi, trop loin en fait. Tu courrais de toutes tes forces pour la rattraper, mais tes jambes se semblaient excessivement lourdes… Comme lestées de poids dont tu n’arrivais pas à te défaire. Tu étais essoufflé de cette course poursuite dans les rues de Londres.
Alors tu n’as rien pu faire.

De là où t’étais, tu l’as vue traverser au rouge… Avant d’observer son corps athlétique se faire heurter violemment par une voiture. T’as crié, t’as hurlé. Et soudainement, tes jambes t’ont semblé légères. T’es arrivé à son niveau bien plus vite que tu ne l’aurais cru. Tu lui as prodigué les premiers secours, comme tu l’avais si bien appris… Tu as incité les badauds à appeler les secours… Mais c’était trop tard. Rien n’y a fait. Ta sœur a poussé son dernier souffle sifflant dans tes bras, avant de s’envoler pour un monde meilleur.
Elle est décédée, mais t’y croyais pas. Il a fallu que les ambulanciers t’expliquent bien la situation et te calme pour que l’information monte à ton cerveau. Ce jour-là, t’as pleuré toutes les larmes de ton corps. Pleuré bien plus que tes pauvres parents qui avaient perdu leur étoile et se retrouvaient avec le boulet de service uniquement. Elle était ta jumelle, ton lien le plus proche et le plus fusionnel sur cette Terre… Et elle s’en est allée. T’as perdu ta moitié, ta meilleure moitié.

Mais le pire dans tout ça, c’est qu’elle est morte par ta faute. Parce que tu lui as fait mal. Parce que t’as pas eu le cran d’assumer qui tu étais ni de faire tes propres choix. Tout est de ta faute. Sans toi, elle serait encore là. Certainement une championne olympique de natation. Elle brillerait de mille feux…

Tu l’as tuée…
Tu ne te pardonneras jamais.


Le jour de l’enterrement, tu étais méconnaissable. Tu n’as pas pleuré. Pas une larme, quand bien même tu aurais voulu t’effondrer sur son cercueil et te faire enterrer avec elle. Tu regardais droit devant toi, imperturbable. Tu t’es fait la promesse de respecter cette demande que ta sœur avait formulée avant de disparaître.

Tu vas vivre. Pour toi. Tu vas oser. Tu vas te battre.

J’me souviendrais toujours que le jour de l’enterrement de Laura, je croyais te voir prostré, recroquevillé dans un coin ou à implorer qu’on ne l’enterre pas sans toi. Ouais, te connaissant, je croyais que tu serais anéanti et que tu le montrerais… Quand j’y repense, je frissonne encore. T’étais là, à côté du cercueil de bois laqué, à déposer une Lys sur la boite. Le dos droit, les épaules ouvertes, le buste gonflé. La tête haute et le regard perdu au loin. J’me suis demandé qui tu étais, pourquoi on avait remplacé mon ami d’enfance par un automate insensible. T’étais plus le petit gosse voûté et craintif. Ce jour-là, pour moi, t’es devenu un homme. Malgré les traits tendus de tristesse et ces quelques tremblements qui te parcouraient… T’as pas versé la moindre larme. Tu ne t’es pas lamenté. Tu as juste… Assumé à contrecœur la fatalité.

Par la suite, petit à petit, tu t’es métamorphosé. Tu as commencé à répondre aux gens, à t’imposer dans les conversations. Tu ne longeais plus les murs de l’école comme si tu voulais rentrer dedans, nan. Tu avançais la tête haute, pleine de rêves et d’ambitions. Mais tu es comme un oisillon. Tu as commencé à battre des ailes, à prendre ton envol… Faut juste que tu fasses gaffe à ne plus plonger maintenant.

A force de négociations et de bons arguments, tes parents ont accepté que tu commences un cursus en Médecine à St Adams. Le deal était simple : si tu échouais ta première année, tu partais en avocat. Point barre. Aussi, même si je t’ai suivi dans cette aventure au pensionnat, jamais j’t’ai vu autant bosser que cette année-là. C’était à peine si j’arrivais à te trainer dehors pour profiter de la lueur du jour. Moi, je suis passé de justesse cette année-là. Mais toi, t’as été major de promo. T’en as été le premier surpris, mais pas moi. Et j’pense qu’à partir de là, t’as vraiment pris cette assurance dont tu manquais tant. T’as prouvé à tes parents que tu pouvais réussir, et tu t’es prouvé que t’avais des capacités de fou. Donc t’es devenu un peu hautain sur les bords, on sait jamais si tu taquines ou si t’es sérieux quand tu prends les gens de haut, c’est déstabilisant… Par la suite, tu t’es de plus en plus impliqué dans les activités autour du pensionnat. Les clubs, ton job à temps partiel à l’Infirmerie. Les années défilent, et toi, t’as l’air de surfer dessus…

Comme si rien ne t’atteignait.

Alors aujourd’hui, je cours derrière toi. Pour ne pas te laisser seul dans cet univers où tu tiens tout le monde ou presque à distance de tes véritables ressentis. T’es lumineux, Jackson, un peu trop… Mais tu sais, j’serais pas toujours là pour veiller sur toi. Merde, me v’là pris d’une nouvelle quinte de toux. J’m’arrête donc, j’crache presque mes poumons sur le côté en tentant de reprendre mon souffle. Ça t’alerte, donc tu fais demi-tour, tu t’enquiers de mon état. Oh, comme d’habitude, tu fais style que ça ne t’atteint pas, jouant de dérision pour me dérider… Mais sérieux, Jackson, si tu voyais la lueur d’inquiétude qui brille au fond de tes yeux perçants… Tu lâcherais peut-être un peu ce masque que tu tiens à bout de bras.

Pour l’heure… J’suis ta béquille.
J’tiendrais mon rôle, mais j’sais pas pour combien de temps encore.




Credits © JIN - TG
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Thalíe A. Spartharís
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Master Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives

Jackson High - Sportif

MessageSujet: Re: Jackson High - Sportif Tue 22 Aug 2017 - 18:35
Bienvenue o//
Triste histoire o_o J'espère que quelqu'un viendra soigner le coeur de ton petit chat <3


Andréas débite son anglais en : #4e83bb et marmonne son grec en #f7ab6d

♦️♦️
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Jackson High
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Master Médecine

Jackson High - Sportif

MessageSujet: Re: Jackson High - Sportif Tue 22 Aug 2017 - 18:40
Merchi Thalíe /o/

Ahah, c'est gentil ♥️ ^-^ Espérons pour lui. ~
Je suis pas pressée, tant que j'arrive à jouer ce perso sur SA c'est le plus important pour moi pour l'instant luv
(BTW, bravo pour la lecture '^' /parpaing)
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Kris McGeyver
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Jackson High - Sportif

MessageSujet: Re: Jackson High - Sportif Tue 22 Aug 2017 - 19:24
Bienvenue à toi ~


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Nathanael Lauwrence
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Jackson High - Sportif

MessageSujet: Re: Jackson High - Sportif Tue 22 Aug 2017 - 19:30
Re bienvenu

Validation

Ça y est ! Tu es Validé !


Félicitations !! Tu fais maintenant partie des nôtres !

Toutes les zones du forum s'ouvrent à toi et de ce fait, tu pourras commencer à remplir les diverses demandes et autres qui pourront t'aider à mieux t'intégrer parmi nous. A commencer par FICHE DE LIENS. Nous t'encourageons fortement à la remplir, car elle permet de développer rapidement de nouveaux liens et surtout d'en garder la trace.

Pour te trouver un partenaire de rp, ce sont les demandes de ROLEPLAY qui te seront utiles. Plusieurs personnes cherchent déjà des rp bien précis, alors passes y faire un tour pour voir si quelque chose te tenterait, ou pour remplir une demande toi-même.

D'autres demandes peuvent t'être utiles pour élaborer ton jeu, comme les demandes de CHAMBRES, LOGEMENTS & COMMERCES. Parce qu'il faut bien un toit !!

Si tu es un Étranger, la demande de PARRAINAGE t'es obligatoire. Tu devras la remplir afin qu'un élève puisse venir épauler ton personnage jusqu'à ce qu'il soit plus à l'aise.

Pour terminer, si vous n'êtes pas encore tout à fait à l'aise sur le forum, n'hésitez pas à consulter le GUIDE DU FORUM qui vous offre en une page les liens les plus utiles. Il aide souvent à se retrouver rapidement, mais si vous avez toujours des questions, n'hésitez pas à les poser dans la zone des questions & suggestions. Et les RP EN LIBRE-SERVICE pour vous aider à démarrer sur le forum.

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Jackson High
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Jackson High - Sportif

MessageSujet: Re: Jackson High - Sportif Tue 22 Aug 2017 - 20:09
Thanks Kris ! ^^

Merci Nathanael ♥️ :3
Je vais toutefois attendre d'avoir mon rang de nouvellement validé avant de faire tout ça je crois splah
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Nathanael Lauwrence
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Jackson High - Sportif

MessageSujet: Re: Jackson High - Sportif Tue 22 Aug 2017 - 20:13
Yep, mais moi je ne peux pas le faire et ceux qui peuvent, ne sont pas présent XD
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Jackson High
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Jackson High - Sportif

MessageSujet: Re: Jackson High - Sportif Tue 22 Aug 2017 - 21:46
xD Je me doute.
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Alec Fairchild
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Jackson High - Sportif

MessageSujet: Re: Jackson High - Sportif Tue 22 Aug 2017 - 21:48
BIENVENUE !!!! *sort le buffet et le champagne*
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