Allen Lucifer
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Master Arts

Allen Chrollo Azazel Hêylêl Lucifer

MessageSujet: Allen Chrollo Azazel Hêylêl Lucifer Mon 24 Jul 2017 - 13:02

Nom
Hêylêl Lucifer
Prénom
 Allen Chrollo Azazel
Âge
 18 ans
Classe
Master Arts
Groupe
Artistes
Club
Photographie
Métier
X
Nationalité
anglaise
Sexualité
asexuel aromantique
Avatar
Chrollo Lucifer [Hunter X Hunter]
Goûts

Mes centres d'intérêts tournent principalement autour de l'art et de l'intellectuel: je me passionne pour le dessin, la photographie et la littérature. Ce que j'aime par dessus tout c'est le calme et la discrétion d'un lieu pour m'y reposer tranquillement. Je suis plutôt gourmand et même que j'ai un grand penchant pour le sucré.
Je peux aussi ajouter que ma couleur préféré est le violet; quelle couleur est plus ambiguë que cette couleur qui n'est ni du rose, ni du bleu mais un subtil mélange des deux aux millions de nuances tantôt plus sombres tantôt plus enfantined? C'est la couleur des ténèbres: améthyste, quartz, lépidolite sont ses victimes des profondeurs. Elle est celle qui se fait un moment invisible à nos yeux quand elle prend le prénom Ultra, puis elle teinte les pétales les plus uniques de ce monde. Elle est naturelle, et artificielle. Elle est mais elle n'est pas. Elle est le violet, une couleur aussi mystérieuse qu'intriguante.

 
Voici qui je suis.


Mon corps, instrument déliquat d'exception.  

《 Miroir, mon beau miroir, révèle-moi qui est le plus beau. »

   Ces mots passent et repassent dans ma tête. Référence quasi connue de tous, ils remplissent mon âme jusqu’au débordement. Comment savoir si l'on peut qualifier notre physique d’admirable, d’attrayant, de magnifique, de séduisant, ou au contraire de laid, pittoresque, abominable, ou de dégoutant ? Qu’est-ce que la beauté ? Comment définir la laideur ?
    Autant de questions qui restent pour moi sans véritables réponses ; mais cela importe peu : de mon point de vue, malgré l’ambiguïté de ces termes, je ne me sans qualifiable d’aucuns d’entre eux. La puberté a fait de moi un jeune homme vigoureux de cent soixante neuf centimètre pour un poids atteignant les soixante-treize kilogrammes, environ. Comme on me l'a toujours appris, je me dois de garder une silhouette exemplaire sous peine de bafouer l'honneur de ma famille et d'être rejeté par autrui. Ainsi j'ai toujours veillé à manger sainement, à faire du sport mais également à lire et à apprendre afin d'entretenir mon corps et mon esprit. Quant aux couleurs qui ornent mon enveloppe charnelle, elles ne couvrent qu'une simples palette monochrome partant d'un blanc nivéen pour ma peau, allant jusqu'au noir de jaie pour l'ensemble de ma rare pilosité, en passant par ce gris acier caractérisant mes iris.
De ma silhouette en proie aux doutes, voici ce que tu peux en observer. Oui, toi.
Croyais-tu réellement que je n’allais pas te remarquer? Caché dans ton coin, tu t’obstines à épier la moindre parcelle de ma peau nue pour découvrir qui je suis en vérité, au plus profond de mon âme. Même sans habits, assis face à mon miroir tout en essayant de me rassurer sur la valeur de mon physique, je perçois ton jugement indélébile qui grave mon épiderme déjà affaiblis par ceux des autres.
Tu me lasses, tu sais. Laisse moi m’allonger, étendre ma chair frêle sur les draps, sentir la fraicheur du soir m’envahir et me provoquer des frissons. En y repensant, j’ai eu la chance de ne pas avoir hérité d’une pilosité très florissante. Tu peux donc admirer ma peau sans aucune entrave: régale-toi ou juge-moi, peu importe mais ne traine pas.


Avant de partir, laisse-moi te questionner : qu’est-ce qui t’as attiré ici à un tel point qu’il a fallut que tu viennes te déplacer jusqu’ici pour m’observer, m’analyser secrètement ? De toute façon, je m’en fiche puisque je n’ai plus rien à cacher, je n’ai plus rien à montrer non plus…

Que regardes-tu encore ? Ça ? C’est mon tatouage. Une croix noir au style chrétien, effectivement. Cependant je ne peux pas te révéler plus de détail sur ce sujet, sous peine de te voir contraindre à un interrogatoire sous surveillance policière et, à la suite de cela, à l’administration d’un amnésique de première classe pour effacer toutes les informations que j’aurai pu te transmettre ; sans compter la sévère réprimande que je pourrai subir de la part de mon avocate…
Voilà tout, mon corps n’est désormais plus un secret pour toi, du moins presque…






Mon esprit, substance tourmentée à la puissance déliquescente.  


  « Il vaut mieux être blessé que blessant »


   On m’a toujours appris que la bienveillance et la générosité étaient les valeurs fondamentales de toutes personnes qui se respectent. Suivant ce précepte, je m’efforce d’être toujours le plus poli et le plus chaleureux des garçons, de telle sorte à ce que les personnes qui croisent mon chemin me voient comme un garçon normal, et puissent plus vite m’oublier. En réalité, je ne suis pas quelqu’un qui aime attirer l’attention sur lui : la discrétion est l’une de mes principales caractéristiques. De ce fait, je suis très souvent seul, à lire un roman ou à dessiner, même si la présence d’autrui ne me gêne pas du tout. Je dirais même que j’aime assez vagabonder avec des amis dehors, car c’est dans ces moments que le temps ne compte plus, que les souvenirs se gravent. Malheureusement, le temps a balayé mes amis comme le vent emporte les feuilles d’automnes.  
Du coup, mon seul véritable amis est mon frère Liam, avec qui j’entretiens une relation privilégiée. Il est le seul réconfort morale que je puisse obtenir et surtout que je désire le plus.
Mais attention, derrière ce visage froid se cache une véritable peluche: je suis quelqu’un de plutôt affectif, très souriant et surtout très rêveur. En revanche, tous les sentiments que j’éprouve ne se perçoivent que très faiblement sur mon visage, tout se passe a l’intérieur de mon être. Seulement, lorsque je me retrouve seul, je suis presque incapable de me faire d’autre amis tant ma timidité est importante. On peut ajouter que je possède, il faut l’avouer, un caractère très naïf et doux.  C’est aussi bien un point faible qu’un point fort. Je ne veux pas faire de mal à autrui, et j’essaye de faire en sorte d’être apprécié par tout le monde. Lorsque je ne le suis pas, ou que je dois faire face à une contrariété, j’ai tendance à refouler mes rancœurs et à beaucoup culpabiliser, jusqu’à qu’un beau jour, je libère toute la noirceur de mon âme accumulée pendant un long moment et que je la fasse éclater sur le premier venu. C’est de cette part de moi dont  j’ai le plus grand peur…


《 Νεχ ποσσυλμ τεχυμ ωιωερε, νεχ σινε τε. 》


   Il existe de mon point de vue, enfoui au plus profond de chacun, une part d’obscurité qui n’est autre que les résidus de nos instincts primaires. J’ai pu remarquer que plus ce fragment isolé est utilisé, donc plus une personne est agressive, antipathique, féroce ; plus ce fragment rétrécit, devient infime, insignifiant. A l’inverse, plus un individu renie ses instincts, plus ils vont commencer  à croitre, se tuméfier, rendant ainsi l’individu plutôt dangereux si jamais cette animosité devait être libérée. Je crois que je fais partie de cette dernière classe… Voyez : je n’éprouve que peu de sentiments face à la mort, que ce soit d’un proche ou de moi-même. Je n’en ai pas peur et je la comprends, voir pire, je l’encourage.

       Malgré ma bienveillance, je ressens cette obscurité en moi qui est capable de me faire faire des choses atroces. Par exemple, le meurtre d’une personne n’est pas un acte qui me révulse, c’est une pensée qui peut me traverser l’esprit si jamais je développe une haine envers un individu, et ces mots ont leur triste illustration sur la tombe de mon père... N’est ce pas paradoxal ? Je suis capable de culpabiliser pour des choses futiles et banales mais pour infliger des supplices,  il n’y a plus d’humanité en moi. Si pour vous ce ne sont que de vaines paroles, attendez de voir les actes : le passé n’est pas un menteur. Ai-je perdu espoir en l’être humain? Suis-je ce que l’on peut appeler une victime, ou bien suis-je un bourreau ? Tout est une question de point de vue…




      Au-delà de tout cela, ma vie sentimentale est en réalité presque inexistante. Quelques conquêtes m’ont permis de développer un certain goût pour la beauté féminine, mais à chaque fois la passion laissait place au néant : soit je me désintéressais au bout d’un certain temps de mes petites amies, soit c’était elles qui trouvaient un meilleur petit copain, sans forcément me prévenir. Seulement un jour, sans vraiment aucune raison valable, je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas que la beauté féminine qui m’attirait : je découvrais l’étrange sensualité que pouvait dégager certains garçons à mes yeux. Ce n’est seulement qu’après un temps que j’acceptais l’indéniable : je ressentais une réelle attirance pour les garçons, en plus des filles. Cela a fait très certainement de moi un être contre nature, défiant les lois les plus anciennes de la vie, allant à l’encontre de la volonté de notre Dieu. Mais c’était plus fort que moi, mon obscurité était trop profonde, trop enfouie, et j’ai commis l’impardonnable erreur de partager mon amour empli de désirs sexuels avec un garçon un soir d’été. De part cet acte, j’ai fait honte à ma famille et j’ai du faire face a de nombreuses réprimandes qui ont eu pour conséquence la prise d’une décision conséquente : je ne devais plus jamais éprouver le moindre sentiment d’amour ou sexuel pour autrui. Pas de toucher, pas de regards, plus de pensées : je faisais vœu d’asexualité aromantique complète, car il en était mieux ainsi. Ainsi, aucun problème ne sera alors engendré, aucun questionnement ne sera posé, aucune attente de la part d’autrui ne sera satisfaite, aucun sacrifice ne sera commis.
C’est un choix douloureux, mais qui est nécessaire à mes yeux.



         Malheureusement, il a un problème, un défaut, une anomalie, un mal-être que je tente de surmonter depuis des année, en vain. Quelque chose empêche mon épanouissement personnel, mon bonheur total, comme une sorte d’épée de Damoclès qui menace mon existence et je ne sais pas quoi. Je suis quasiment sûr que cela est liens avec ma part d’Ombre car malgré la condamnation des voies intimes de mon cœur, je ressens des pulsions avides de pêchés qui prendront un jour de nouveau le contrôle de ma volonté : ce jour sera le témoin d’une véritable transformation chez moi et je ne crains que ces changements engendrés seront irréversibles, encore une fois. Je le sais, je le sens.
Je suis fatigué, épuisé, je n’en peux plus. Les derniers évènements m’ont plongé dans un état d’anéantissement, les miettes de mon existences ont fait place à un Grand vide. Je ne sais plus qui je suis, qui je dois être ; à vrai dire je suis complètement déboussolé et je compte, en effectuant mes études à Saint Adams, partir en quête d’une identité. L’art à toujours été pour moi un facteur de réconfort et d’apaisement, c’est pourquoi continuer mes études dans cette voie me parait être la solution la plus adapté. J’espère trouver la paix en ce lieu sinon je ne pense pas survivre de nouveau à un cataclysme de ce genre, même en me cachant derrière un masque de comédie.





Je suis une véritable bombe à retardement, au compte à rebours inconnu.





Mon histoire, forgeronne impassible de mon être.  

«  L’oiseau,
   Cherche à se dégager de l’œuf.
   L’œuf,
   Est le monde.
   Celui qui veut naitre…
   Doit détruire un monde » - Herman Hesse



Mon histoire se résume en deux mots : mon père.



Un beau jour de Février, la vie emplit mon corps ; et celui-ci, en retour, fit trembler mes cordes vocales de toute leur puissance : un nouvel être naquit en ce monde, un tout petit être qui reçu le nom de Allen. Seulement cette nouvelle âme, aussi infime qu’elle pouvait être, eu une lourde contrepartie : cette naissance coûta la vie à la mère du jeune enfant. Des contractions à répétition, un dilatement de l’utérus tardif, des moyens peu avancés ont été les principales causes du décès. C’est ce que le médecin de l’époque m’avait révélé lorsque je l’avais questionner sur ma mise au monde, des années plus tard. Mais peu importe les causes et détails, le principal est là : j’ai bel et bien tué ma mère. Mon premier meurtre.


  Ça, ce n’est que le début. Après cette tragédie, j’ai été cependant élevé dans un amour paternel plutôt omniprésent ; mais en réalité j’ai compris plus tard que ce n’était qu’une couverture pour cacher de hautes attentes de la part de mon paternel pour combler la perte de son épouse, ma mère.
Ce qu’il faut savoir c’est que j’ai toujours vécu dans une communauté chrétienne dans l’Ouest de l’Angleterre, dans une plaine désolée et reculée de la campagne britannique. Mon père, Chrollo Lucifer, était l’un des codirigeant et par conséquent une personne avec des responsabilités et un pouvoir très influents au sein de la communauté.
Le mot « secte » était un terme complètement oublié et interdit au « village » comme on avait pour habitude de l’appeler, je ne l’ai appris qu’il y a quelques années. Néanmoins il n’existe pas d’autre adjectif plus approprié pour qualifier le lieu dans lequelle j’ai grandis.

À neuf ans, alors que je jouais tranquillement, papa m’a vu parler tout seul sous un marronnier et d’après ses dires je discutais avec ni plus ni moins que le Tout Puissant lui-même. Une conversation complexe, à la fois entre intense réflexion sur le sens de la vie et débat animé sur la place de l'Homme au sein de la Création, s’était tenu place devant ses yeux ébahis. C'est à partir de ce moment que mon entière existence a basculé pour la première fois : j’étais reconnu à présent comme l'Élu, celui attendu par le village depuis le début...

La création du Saint Anti-Christ Rassemblement Évangélique, ou S.A.C.R.E, remonte à l'époque de mon arrière grand-père Azazel qui avait changé son nom de famille ( aujourd'hui oublié ) pour celui de Lucifer, il était devenu le fondateur « d'un ordre nouveau rétablissant la véritable place de Jésus Christ comme étant le premier Messie et non le seul et unique ; révélant ainsi la venue du second et dernier Messie, issue du peuple lui-même, âme parmi les âmes, destiné à achever le travaille interrompu du fils crucifié », pouvait on lire sur le dos de la plupart des livres à l'école. Personne n'a jamais su ce qu'était ce travail inachevé que le Christ s'est vu confié en plus de celui de répandre la parole de Dieu. Mais moi je devais le savoir parce que pour mon père, et bientôt pour le village tout entier, j'étais celui qui allait finir ce qui avait été commencé par Jésus de Nazareth. J'étais devenu un symbole d'adoration, un lien entre notre monde et les cieux, un temple vivant sur lequel les fidèles venait se recueillir et partager leurs peines. Seulement à dix à peine, c'était compliqué de se rendre compte de tout cela.

Cinq ans après cette découverte, je m'obstinais encore à trouver la tâche que je devais accomplir en ce monde pour satisfaire les attentes de mon père. Lui me répétait que rien n'était pressé et que je devais d'abord renforcé mon liens avec le Tout Puissant tandis que moi je n'arrivais toujours pas à réaliser qui j'étais devenu ni quelles  étaient mes responsabilités. Ce grand destin devenait chaque jour un peu plus pesant, un fardeau secret que je ne pouvais refuser.
Un jour, parmi tous les sacrétients( les fidèles du Sacre) je rencontrai l'un des plus beau garçons que je n'avais jamais vu auparavant, Abel ; il était légèrement plus âgé que moi et semblait vraiment désespéré. Il vint me voir pour aider sa sœur gravement malade depuis plusieurs mois et n'osant lui refuser cette demande, je me rendis au chevet de la jeune femme afin de lui destiner quelques prières. C'était tellement peu à mes yeux, de simples mots tantôt en anglais tantôt en latin, je ne pouvais faire plus, je ne savais pas comment faire plus. Cependant j'avais réussi à redonner un peu d’espoir à cette pauvre famille et à ce jeune garçon puisque le lendemain celui-ci me remercia chaleureusement lors de la messe dominicale. En revanche, par je ne sais quel concours de circonstances, je me retrouvai une heure plus tard dans son lit entrain de partager un amour sincère mais pourtant obscène et interdit le temps d'une après-midi maudite. Maudite car un rendez-vous important m'attendais pendant cette journée et voyant que mon arrivée se faisait tardive mon père décida de me rechercher un peu partout dans le village. En fouillant dans la maison de mon amant il découvrit l'horrible scène dont j'étais le responsable. Des cris, des pleurs, de la rage, de la haine, des insultes, des coups, encore, encore, et pour finir des cris ; puis plus rien. Une tempête s’était abattue sur mon être mais elle ne fut pas aussi violente et aussi réprimandée que je m'y attendais. Et pourtant…

Je ne revit plus jamais Abel, pas même dans sa maison qui avait été complètement abandonnée. Les mois passèrent et les excuses s'accumulèrent, un pardon se percevait à l’horizon, jusqu'à ce jour où mon père m'annonça une grande nouvelle : une exceptionnelle cérémonie se préparait en mon honneur afin de célébrer mon passage de l'enfance à l'âge adulte, le jour de mon seizième anniversaire. Pour les sacrétients, la seizième années de vie était très importante, elle symbolisait la venue de la fertilité et la réelle participation de la personne en tant que sacrétient qui contribue au développement de la communauté : c'était le début de la vie active.
La veille de la cérémonie papa m'emmena dans une église pour me préparer.

« mon fils, pour cette événement exceptionnelle tu devras faire preuve d'une pureté absolue. Tu dois donc te laver de tous tes pêchés avec cette eau bénite, pendant que nous te destinerons nos prières. J’espère que je me suis bien fait entendre : lave toi entièrement, aussi bien à l’extérieur de ton corps qu'à l'intérieur car ton âme à été souillée jusqu'au plus profond de tes entrailles. »

Lorsque le jour J arriva, je me retrouvais assis dans un trône devant tous les sacrétients qui priaient et me faisait des offrandes. Je ne comprenais pas.

« - Père, pourquoi dois-je porter tous ces bijoux ? Ces bracelet sont tellement lourd sans parler de ces boucles d'oreilles et puis ces colliers sont si grands et scintillants qu’ils m'éblouissent les yeux… Je ne comprend pas non plus l’intérêt de ces tatouages temporaires et des vêtements aussi amples. Suis-je vraiment obligé de revêtir autant d'objet ? D'autant plus qu'il ne sont pas miens, de même que pour toutes les offrandes, je ne pourrais les accepter…
     - Allen, si je fais tout cela c’est pour toi. Ces gens sont venu célébrer ta venue, ils t’offrent toutes ces choses parce qu'ils t'aiment et te respectent. C’est en portant ces vêtements que tu les remercie. Tu es l'Élu, le nouveau Messie alors comporte toi comme tel et pas comme un enfant égoïste. Ne déçois pas le Sacre, ne me déçois pas.
     - Oui, père. »


   C'est durant cette cérémonie que je reçu mon seul et unique véritable tatouage sur le front : une croix celtique, symbole du Sacre en l’honneur de nos ancêtres Gallois. Oups, je viens de te révéler ce que je t'avais interdit de savoir juste avant… tâche de ne pas divulguer l’information, ce serait à tes risque et périls.
La soirée continua de manière beaucoup plus obscure. Mon père me conduisit dans une partie jusqu'alors méconnu du village : des souterrains très anciens accessibles par seulement une poignée de sacrétients.
Les yeux bandés, j’arrivai dans une salle assez étroite où, une fois le bandeau retiré, je pouvais apercevoir un grand lit, quelques bougies et encens, et deux fidèles collaborateurs de mon père. Ce dernier m'expliqua que pour finaliser mon ascension, je devais boire une décoction spécialement préparée pour l'occasion. Après l'absorption du mélange, le cauchemar débutait.

Cette décoction était en réalité une infusion d'herbes médicinales aux effets anxiolytiques et également hallucinatoires. Mon père venait de me droguer.
Pris dans un élan de fatigue, je glissais doucement vers le lit pour m'y reposer un peu. C'est à ce moment que mon père révéla ses intentions.

« Après ce que tu as fait avec cet adolescent il y a quelques mois, j'ai su que tu t'étais écarté du droit chemin. Il fallait alors que je te redirige vers la bonne direction. Pour cela, mon fils, nous allons accomplir un rituel très ancien, que les Grecs ont transmis à nos ancêtres qui eux même l'ont transmis à leur descendance jusqu'à aujourd'hui. Les sacrétients sont à présent les seuls à le pratiquer, de manière occasionnelle.
Tu ne le sais peut être pas mais tu es perdu entre ta vision enfantine du monde et celle de ton corps qui devient un homme. Tu as besoin d'aide. Allonge toi, déshabille toi et laisse nous te transmettre notre masculinité afin que toi aussi à ton tour tu deviennes un homme. »


Sous l'emprise de la coction, je ne pouvais rien refuser à mon père accompagnée de ses deux bras droits imposants. La suite est tragique, mais bien réelle. À trois reprises, j'ai été abusé. Dans ces moments de solitudes et d'impuissance, j'aurais bien aimé que celui qui m'a choisi m’apporte son aide, mais rien ne s'est passé. Aucune chance de m’enfuir, aucune chance d'y échapper, aucune chance de s'en sortir indemne. Sur le coup, je pensais à un jeu, je ne réalisais pas vraiment l'action. La redescente fut immédiate dès l'apparition des premières douleurs.

Je plaignais Jésus. Se voir attribuer la mission de répandre la parole de Dieu dans un monde aussi tragique devait être affligeant. Je plaignais encore Dieu. S’il a créé l'Homme à son effigie, était-il capable de réaliser ce genre d'acte ? Il devait être alors difficile de se regarder dans un miroir face à ses propres pêchés. Je criai de douleur pendant que  ma Foi commençait à vaciller. Ce fut une nuit interminablement éprouvante.
Une fois la faim des démons rassasiée, je redescendai petit à petit de mon nuage empoisonné sans pour autant distinguer clairement le réel des hallucinations que je voyais. Titubant jusqu'à la porte, mes bourreaux ne pouvait m'entendre dans leur profond sommeil. Désespéré, déboussolé, détruit jusqu'au plus profond de mon âme, je m’avançai tant bien que mal vers la sortie de ces couloirs ténébreux incommensurables. C'est lors de cette marche nocturne funeste que je découvrais les bas-fonds des activité du Sacre : un rituel sanglant accompagné d’un sacrifice animal ( l'état de l'animal était si mauvais que je ne pouvais déterminer quel animal en question était sacrifié) se tenait dans une salle ouverte. Une gigantesque orgie faisait office de public tandis que je parvenait avec difficulté de m’extraire de la foule complètement frénétique. Je circulais tel un mort-vivant dans les souterrains de ma ville natale qui m'étaient totalement inconnus, les yeux en larme, les jambes frêles.

Quand je suis parvenu à m'échapper de mon cauchemar, je tombais au sol de fatigue, agrippant l’herbe humide par la rosée matinale : l'aurore venait tout juste de débuter. Je sanglotais alors que je ne savais si les souvenirs de cette nuit étaient bel et bien la réalité ou si ce n’était que le fruit de mes nombreuses hallucinations dû à l'infusion que j'avais ingéré. À ce moment précis des pas résonnèrent dans le sol depuis les tunnels. Lents et lourds, ils s’arrêtèrent juste derrière moi. Je me retournait et vit ni plus ni moins que mon père, en grande forme et esquissant un sourire antipathique sur ses lèvres. À sa vue, mon démon, mon obscurité, ma part d'ombre fit son apparition. Je bouillonnais de l'intérieur, la rage envahit mon esprit, et s'empara de ma volonté en un instant.


Je reprenais conscience d’un coup, à bout de souffle, le regard perdu dans le ciel. Je sentais que mon visage était beaucoup plus moite que normalement, et cela semblait être quelque chose de plus visqueux que de simples larmes. Entre mes mains se tenait une pierre, aussi grosse qu'un melon, tachée d'un liquide épais et dégoulinant. Je ne pouvais définir ce liquide à cause de la trop faible lumière aurorale. Lorsque mon regard quitta les cieux pour redescendre sur Terre, une vision d'horreur s’abattit sur ma conscience : mon père, le crâne brisé, gisait au sol dans une marre de sang. J’étais assis sur son ventre, essoufflé, les cordes vocales irritées et avec l'arme du crime dans les mains. Les souvenirs réapparurent progressivement pendant que je tentais en vain de sauver mon paternel d'une mort certaine…
Mon démon avait pris le contrôle de Moi. Quand il a vu papa, Il lui avait sauté dessus de tout son poids, pour le faire trébucher sur la paroi rocheuse de l'entrée des souterrains du village. La chute lui avait fendu la tête et Il avait profité de ce moment de faiblesse pour prendre une pierre et achever son travaille : tuer mon père. À mesure que j'effectuais les gestes de survie au corps inanimé de papa, je pris conscience de mon acte funeste : je venais d’assassiné mon paternel. J’étais le meurtrier de ma mère et de mon père.  Un matricide puis un parricide. J'étais un véritable monstre.

 Suite à cela je décidais de prendre la fuite : si un sacrétient me voyait il me dénoncerait et je subirais le même sort que mon père. Dans ma course, à moitié nu, je réussis à sortir du Sacre et rejoindre au bout de quelque heure une petite ville. Il fallait que je me dénonce car le meurtre, beaucoup trop visible, aurait été de toute façon saisit par la police locale. Une fois le poste de police atteint, je racontai toute l’affaire tout en essayant d'éviter de sangloter, jusqu'à ce que, la tragédie narrée, je m'effondrai en larme dans le seul vêtement que je portais avec mon boxer, ma chemise. C'était le lendemain de mes seize ans.


 Comme annoncé, la police s'était occupé de l'affaire et s'en suivait de longue démarches juridique pour proclamer mon innocence face au tribunal. Le meurtre avait bénéficié d'une discrétion total ainsi aucun média n'avait relayé cette histoire tandis que le Sacre avait été préalablement dissous suite aux nombreuses découvertes illégales dans les sous-sols de la communauté : il se trouvait qu'un commerce de drogue se développait dans ces lieux ainsi les nombreuses orgies souterraines pouvait s'effectuer sans l'accord nécessaire de certains participants.

Quant à moi, le tribunal m'a jugé non coupable après plusieurs mois de combat juridique sans lequel je n'aurais pu gagner avec l'aide de mon avocate et tutrice temporaire, Roseline. Elle est devenu une véritable mère pour moi et son soutient m'a vraiment aidé dans mon rétablissement moral, ça plus les séances chez le psychologue pas toujours agréables. Toutefois après mon acquittement je me suis plongé dans les études et c'est cela qui m'a principalement contribué à améliorer ma convalescence. Cela m'a également permis de rattraper le niveau scolaire moyen d'un adolescent de mon âge et ainsi intégrer la prestigieuse école de Saint Adams.
Aujourd'hui je me porte mieux, j'ai découvert la nouvelle technologie qui était absente au Sacre et je me consacre à la photographie. J'aimerais en faire mon métier. Si cette passion est apparue c'est sans doute à cause des nombreuses scènes particulières auquel j'ai pu participer dans la communauté, autrement dit, j'ai vu des choses là bas que je ne pouvais voir nulle part ailleurs. Et ces instant éphémères je voudrais les capturer avec mon objectif pour les immortaliser.
J'ai eu beaucoup de difficultés pour rentrer à Saint Adams du fais de mon parricide et j'ai donc dû étudier énormément pour prouver mes motivations à cette admission. Je sais que je vais encore devoir faire mes preuves une fois dans l'école mais je pense pouvoir y arriver.
Cependant ce bousculement dans ma vie a certes apporté de la joie mais je commence à sentir que cette allégresse diminue peu à peu. J'entre dans une période où je dois trouver ma place dans ce monde car de passer d’enfant de gourou d'une secte, puis Second messie élu par Dieu à adolescent meurtrier de ses parents est je l'avoue vraiment bouleversant. Quelle est donc ma véritable identité ? J'espère la trouver dans Saint Adam avant que mon Ombre ne s'empare une nouvelle fois de mon esprit déjà au plus haut point affaibli.





Credits © JIN - TG
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Allen Chrollo Azazel Hêylêl Lucifer

MessageSujet: Re: Allen Chrollo Azazel Hêylêl Lucifer Mon 24 Jul 2017 - 17:28
BIENVENUE !! *Donne des cookies !*
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Lysandre Watherlight
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Allen Chrollo Azazel Hêylêl Lucifer

MessageSujet: Re: Allen Chrollo Azazel Hêylêl Lucifer Mon 24 Jul 2017 - 20:04
Bienvenue parmi nous ! *^*

(Juste, tu as marqué Chrollo Lucifer, or c'est Chrollo Lucilfer !)


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Nathanael Lauwrence
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Allen Chrollo Azazel Hêylêl Lucifer

MessageSujet: Re: Allen Chrollo Azazel Hêylêl Lucifer Wed 26 Jul 2017 - 9:16
Un peu, enfin beaucoup à la bourre, mais bienvenu parmi nous.

Le staff est là si tu as des questions, aujourd'hui, j'ai du thé, mais pas de café à proposer, pour aller avec les cookies d'Alec, désolé.

D'ailleurs, tu feras attention, mais ton avatar n'est pas à la bonne dimension, si tu as besoin d'aide, n'hésite pas à me MP, je te le ferais.

Quoi qu'il en soit, quand ta fiche sera prête, vient le signaler ici.
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Allen Lucifer
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Allen Chrollo Azazel Hêylêl Lucifer

MessageSujet: Re: Allen Chrollo Azazel Hêylêl Lucifer Fri 4 Aug 2017 - 21:45
Merci à tous!
Et Lysandre, j'ai fait pas mal de recherches concernant ce personnage avant de le choisir, et il se trouve que Chrollo Lucifer est le nom francais de ce perso et Lucilfer est la version anglaise. Finalement les deux sont correctes :)
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Nathanael Lauwrence
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Allen Chrollo Azazel Hêylêl Lucifer

MessageSujet: Re: Allen Chrollo Azazel Hêylêl Lucifer Fri 18 Aug 2017 - 14:01
Validation

Ça y est ! Tu es Validé !


Félicitations !! Tu fais maintenant partie des nôtres !

Toutes les zones du forum s'ouvrent à toi et de ce fait, tu pourras commencer à remplir les diverses demandes et autres qui pourront t'aider à mieux t'intégrer parmi nous. A commencer par FICHE DE LIENS. Nous t'encourageons fortement à la remplir, car elle permet de développer rapidement de nouveaux liens et surtout d'en garder la trace.

Pour te trouver un partenaire de rp, ce sont les demandes de ROLEPLAY qui te seront utiles. Plusieurs personnes cherchent déjà des rp bien précis, alors passes y faire un tour pour voir si quelque chose te tenterait, ou pour remplir une demande toi-même.

D'autres demandes peuvent t'être utiles pour élaborer ton jeu, comme les demandes de CHAMBRES, LOGEMENTS & COMMERCES. Parce qu'il faut bien un toit !!

Si tu es un Étranger, la demande de PARRAINAGE t'es obligatoire. Tu devras la remplir afin qu'un élève puisse venir épauler ton personnage jusqu'à ce qu'il soit plus à l'aise.

Pour terminer, si vous n'êtes pas encore tout à fait à l'aise sur le forum, n'hésitez pas à consulter le GUIDE DU FORUM qui vous offre en une page les liens les plus utiles. Il aide souvent à se retrouver rapidement, mais si vous avez toujours des questions, n'hésitez pas à les poser dans la zone des questions & suggestions. Et les RP EN LIBRE-SERVICE pour vous aider à démarrer sur le forum.

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